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«Tempes qtti n’ont-.paS -repu : car pour peu que L’nssaire s’opiníâtre & traîne en longueur ,lès forces leur manquent, ils.nfen peuvent plus ,&se trouvent à la fin auífi peu en én.cde résisierque de faire retraite. Achille dans líomére preflè.fort Agamemnon de don-ner bataille. Cciiri-ci qui n'ignore pas qu’Achllle s'est déja' précautionné Connv la'faim, & qu’il n’t-n est pas de même de Ion armée, lui'dit qiiVn. ne satin >ir rien tirerdes hommes & des chevaux, s’ilsn’ont auparavant repu. L’ttiitoise 'etì remplie d'unefoule d’cxemples,. où des Généraux ont été battus pour-être. comises dans.une faute■semblable s celle du Gonlul Romain. ' .
Cette, faute de Sempronius fut suivie d’un' nombre d’autres, qu’il est bon de faireremarquer pour une plus grande instruction.
Annibal avoit reconnu avec loin- te terrain au* environs dtf champde"bataille,& lesbords cn-dcçà de la rivière. II est bien peu de Généraux qui négligent une choie )îimportante, Le d'ou dépend te succès entierd’une bataille. Sepipronjus porta la négli-gence jufqu’à ce poim-ià. 14 s’imagiria peut-être que ces précautions, éroient inutilesdans une plaine rase Ll découverte, qu’il iui íuffifòit de. voir de ioin, <$t rien ne noustrompe davantage. Elle nous paroit souvent-tout autre, lorsque nous la reconnoifïònsde près'Lr furies lieux. Le terrain se trouve quelquefois haché , & coupé de fossés,de ravinages & de petits fonds, de/quels on- ne's’apperçoit jamais', íì l’on ne les observefur tes lieux ;. ce qui nous oblige souvent à changer dans notre disposition, ou à nousprécautionner contre les pièges que l’ennemi peut nous tendre,
II ne fuilit pas même de reconnoìtre simplement le terrain qu’on veut occuper, il ya : bien dîautres observations à faire,qui ne font pas moins importantes : car outre qu’ondoit être exactement au fait de son propre terrain, connue de celui de l’-ennemi, on doitl’être encore des environs des deux champs de bataille: loit pour nous garantir des piè-ges & des embuscades,-qu’en peut nous tendre, soit pour agir par des mou vemens ca-chés & dérobés, soit pour se servir des avantages du pais, des fonds & des endroitscouverts, qui pour être éloignés ne prêtent pas moins à la ruse à à l’artisice d’un Ge-Înéral qui en frit profiter. Annibal nous en donne dallez- boirnes leçons dans cette ba-taille , • comme dans tes autres.
A la bataille de Flcurus le Maréchal de Luxembourg fit faire un mouvements fa se-conde ligne de lá gauche à la droite, fans que 1 ennemi ssen a p perçu r. I! le lit à la sa-veur des bleds, qui croient fort hauts, & de la plaine à fa gauche, qui alloit en bais-sent, où fa seconde étoix postée. M. de Waldeeknégligea de la-faire reconnoìtre. Jedoute mcmequ’nn plus habite que lui eût jamais-pû deviner que te Général Françoiseût pû en tirer parti. Cela-arriva pourtant. 11 y a-des situations qui échapent-aux plusfins, & qu’on ne fauroit même blâmer de no les avoir pas remarquées.
Les fautes où Sempronius tomba dans cette bataille, fòm-à peine concevables dans unGénéral d’armée. Je doute-qu’on puistè jamais routier plus loin- 1e défaut de prévoian-ce & de précaution-, &. il ajoute à cela tout'ce que' l’ímprudence & ['ignorance ont depins grossier. Qu'il fe soit attaché simplement à ce qu’il voioit devant lui, - au terrainqu’il occupoit, & h celui de l’ennemi, c est une faute; mais négliger de reconnoitrécelui qu’il a..au-delà de (es ailes & fur (es-derrières, voilà un Ibjnt d’étonnemem. Onfait assz que tes fiotds d’une rivière font toujours couverts & fourrée, & souvent bor-dés-de'oigues & de- penfs-fiit-aux cë terre, où l’on peuc'aisément cacher des troupes (Sles y embusquer. Le hon sens exigenic qu’il fit-reconnoìtre St fouiller ces cndroi*squ’if avoit à côté de lui lur- les-bords du nâíìèau. -S’il l’eût fait, il n’eût pas manquéde trouver la hé te au gîte, & d’éventer lembufcade. Ce petit avantage eût relevé lecourage de ses gens, St leur eût peut être fait surmonter plus constamment le jour csejeûne, à quoi il fembloit les avoir condamnés. Je vais rapporter 4çux exemple^ quL
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