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Tome sixieme.
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4? HISTOIRE DE PO L-Y B E,

aident aussi à l’élever avec des leviers. Ensuite les galères étantpoussées à terre, on applique ces machines à la muraille. A u hautde l’échelle est un petit plancher bordé de trois côtés de claies, furlequel quatre hommes repoussent en combattant ceux qui des murail-les empêchent -qu’on n’applique la fambuque. Quand elle est appli-quée , & qu’ils font arrivés fur la muraille, ils jettent bas les claies, &à droite & à gauche ils fe répandent dans les forts ou dans les tours.Le reste des troupes les suivent & fans crainte que la machine leurmanque, parce qu’elle est fortement attachée aux deux galères. Orce iTest pas fans raison que cette machine a été appellée fambuque ; onlui a donné ce nom, parce que Téchelle étant dressée, il fe fait d’elle& du vaisseau joints ensemble une figure qui ressemble à la fam-buque.

Tout étant prêt, les Romains penfoient à attaquer les tours. MaisArchiméde avoit aussi de son côté disposé des machines pour lancerdes traits k quelque distance que ce fût. Les ennemis étoient encoreloin de la ville, qu’avec des balistes & des catapultes plus grandes &plus bandées, il les perçoit de tant de traits qu’ils ne fçavoientcomment les éviter. Quand les traits passoient au-delà, il en avoitde plus petites & proportionnées à la distance : ce qui caufoit une IIgrande confusion parmi les Romains, qu’ils ne pouvoient rien entre-prendre: de forte que Marcelin s nefçachant quel parti prendre fut obli-gé de faire avancer fans bruit ses galères pendant la mut. Mais quandils furent vers la terre à la portée du trait, Archiméde inventa un au-tre stratagème contre ceux qui combattoient de leurs vaisseaux. IIfit percer des trous dans la muraille à hauteur d’homme & de lalargeur de la main. Par-là on tiroit des flèches & de petits scor-pions qui mettoient hors de combat les soldats Romains. De cettemaniéré soit que les ennemis fussent éloignés où qu’ils fussent proche,non seulement il rendoit tous leurs projets inutiles, mais encore il entuoit une grande partie. Et quand on commençoit à dresser les íàm-buques, des machines disposées au pied de la muraille au dedans,s’élevoient alors fur les forts & poussaient leurs becs loin au-delà.Telles d’entre elles jettoient des pierres qui ne pefoient pas moins quedix talens, «Sc d’autres des masses de plomb d’une égale pesanteur.Quand les fambuques s’approchoient, on tournoit par le moien d’unecorde les becs de ces machines où il étoit nécessaire, & de là on faifoittomber fur la fambuque une pierre, qui ne brifoit pas seulement cettemachine, mais encore le vaisseau, & jettoit ceux qui s’y trouvoientdans un extrême péril. .

il y avoit encore, certaines machines qui lançoient des pierres con-tre les ennemis qui s’avançoient des vaisseaux, quoiqu’ils sussent cou-verts par des claies, (Se qu’ils fe crussent en sûreté contre les traits

qui