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Tome sixieme.
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LIVRE XI. C II A P. III. 13 r

ville par une troisième qui en est proche. Les armés à Ia'légére s’em-parérent d’une colline assez grande qui est devant la ville, & qui com-mande le chemin appellé Xenis & le Temple de Neptune. 11 leur joi-gnit les cuirassiers d u côté du Midi, & auprès d’eux les lllyric-ns. Der-rière ces troupes la phalange fur une ligne droite, & distinguée par co-hortes avec les intervalles, étoit postée le long du fossé qui va au Tem-ple de Neptune k travers la plaine de Mantinée, «Sc qui joint les mon-tagnes qui la séparent du païs des Elisphafiens La pointe droite étoitcomposée de la cavalerie des Achéens qu’Aristenéte commandoit,& la gauche de tout ce qu’il y avoit d’étrangers qui étoient dispo-sés en plulìeurs rangs fans intervalle. Ce fut à la tête de ceux-cique se mit Philopœmen.

L’heure du combat étant proche & les ennemis en présence, ce Gé-néral voltigeant dans les intervalles de la phalange, encouragea ses gensen peu de paroles, mais très-fortes. La plupart même ne furent pas en-tendues. Car ses soldats fairrioiènt tant & avoient tánt de confiance enlui, qu’ils se portoient deux-mèmes à combattre avec un empressement& une ardeur incroiable, Eux-mêmes avec une espèce de transport ani-moient leur Général & le pressoient de les mener k la charge. Toutce qu’il tdchoit de leur faire entendre étoit que le teins étoit venucù leurs ennemis alloient être réduits à une honteuse servitude, &eux remis dans une liberté glorieuse & k jamais mémorable.

Maclianidas faifoit d’abord soupçonner qu’il attaqueroit l’aîle droiteavec sa phalange disposée en long. Mais quand il fut plus proche,dans une distance cependant convenable k son dessein , il tourne courtk droite, & étendant íbn armée il donne k sa droite un front égal à lagauche des Achéens, & poste devant elles les catapultes à quelquedistance les unes des autres. Philopœmen vit bien que íbn but n’ctoitairre que de lancer des pierres fut les cohortes de la phalange, &d’y jetter le désordre. C’est pourquoi il ne lui en donna pas le loi-sir, mais fit commencer vigoureusement le combat par les Tarentinsvers le Temple de Neptune, païs plat & comme fait exprès pour la ca-valerie. Sur ce début, Machanidas fut obligé de faire la mëme choie& de mettre aux mains ses Tarentins. La premier choc fut violent.Les armés k la légère étant venus peu après pour soutenir, en un mo-ment on vit tous Ls étrangers engagés de part & d’autre. Lt commedans cette mêlée on fe battoit d’homme à homme, le combat fut'fortlongtems douteux. On ne pouvoit pas même parmi le relie des troupesdistinguer de quel côté voioit la poussière, parce que les combattanscouroient de part & d’autre, & avoient quitté les postes qu’ils tenoientau commencement. Cependant les étrangers de la part du Tyraneurent J’avantage, leur nombre & la dextérité qu'une grande habi-tude leur avoit amusé, remporta.

R 2 Cela