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Tome sixieme.
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zzj. HISTOIRE DE POLYBE,

prend donc avec lui Appius Gandins, alors Tribun, dit aux autresde ' . " .

s’cio.

gner un peu de la mer òc de rdier là , Sc à Philippe de dé-fendre à terre. Le Roi décendic avec Apolîodore & Dérr.osthènes,joignit Flaminius «St conféra longtems avec lui. Ce qui se dit là depart & d’autre , U seroit difficile d’en instruire mes lecteurs. Maisquand Flaminius eut rejoint les autres Ambassadeurs, il leur dit quePhilippe rendroit Pharíale & Larisse aux Etoliens, & non pas Thé'lies, aux Rhodiens la Pérée, mais garderoic lasse Sc Bargyle ; auxAehéens Corinthe Sc Argo?; aux Romains la côte d’iliyne & tousles prisonniers qu'il avoit faits fur eux , «Sc au Roi de Pergame íès vais-seaux «Sc tout ce qu’il avoit de prisonniers. Tous rejettérent une paixlaite à ces conditions, & dirent qu’il failoit que Philippe commençâtpar exécuter ce que toute rassemblée avoit ordonné, c’est-à-dire qu’ilse retirât de toute la Grèce; que sans cela tout ce qu’il accordoit auxparticuliers ne seroit point écouté, «Sc n’auroit aucun effet. Le Roivoiant que la dispute s’écbauffoit, «Sc craignant d'entendre les accusa-tions qu'on lui préparoit, pria le Consul d’indiquér une troisième con-férence pour le lendemain, qu’il fe faifoit tard, qu’il perfuaderoit àl'assemblée d’accepter ses propositions, cu qu’il se laissercit persuaderde fe rendre aux conditions qu’on lui imposoit. Flaminius y con-sentit , on convint de fç joindre fur ie rivage à TJironie ? «Sc l’on fesépara.

Le jour suivant tous fe trouvèrent de bonne heure au lieu marqué.Philippe, après un petit discours, pria tous les Ambassadeurs, & sur-tout le Consul, de ne pas interrompre la négociation, puisque la plu-part panchoient à ia paix, qu’ils tâchassent de s’accorder par eux-mê-mes fur les sujets de contestation; que íi cela ne se pouvoit pas, qu’ildépècheroit des Ambassadeurs au Sénat, Sc qu’jl en cbfiendroit ce qu’ilsouhaitoit, ou qu’il en passeroit par tout ce qui lui seroit commandé.L’assemblée fut partagée sur cette proposition. Les uns furent d’avisque l’on reprît les armes «Sc qu’on n’ctìt aucun égard aux prières duRoi. Flaminius dit qu’il sçavoit que Philippe ne seroit rien de ce qu’onexigeoit de lui, qu’il n’y avoit même nulle apparence qu’il en fît rien,mais qn’après tout la grâce qu’il íòuhaitoit ne faisant aucun tort aux af-faires, on devoir la lui accorder: oue (Passeurs on ne pouvoit rien sta-tuer fur les articles proposés fans Pautorìté du Sénat; que la saison é-toítpropre «Sc donnoit tout le tems nécessaire pour fonder ses intentions;que les armées pendant l’hiver ne pouvaient entrer en campagne ;qu’ainíi en empioiant cette saison à informer le Sénat de l’état pré-sent des affaires, loin d’en reculer le succès, on Pavanceroît beaucoup.Comme Flaminius, par ce 'discours',, faifoit voir que íòn intentionétoit qu’on instruisît le Sénat de ce qui le passait, tous les suffra-ges fe réunirent bientôt pour son sentiment 3 ot l’on conclut qu’il seroit

per-