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Tome sixieme.
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-zo HISTOIRE DE P O L Y B E,

étoient ses premières troupes, & robscurité commençant à se dissiper,il lit partir Heraclide , qui commandoit la cavalerie Theílàlienne,Léon sous les ordres duquel étoit celle de Macédoine, & Atbenngorequi avoit fous lui tous les soldats soudoies, à "exception des Tbraces.Ce renfort ajouté au premier détachement, les Macédoniens reprirentde nouvelles forces, retournèrent à la charge, & à leur tour chassèrentles Romains des hauteurs. La victoire même eút été complette, fansla résistance qu’ils rencontrèrent dans la cavalerie Ltolienne, qui com-battit avec un courage & une hardiesse étonnante. C’eft aussi ce qu’ily a de meilleur chez les Grecs que cette cavalerie, surtout dans les ren-contres & les combats particuliers. Mais l’infanterie Etolienne n’est pasestimée. Ses armes & Tordre dans lequel on la range ne font nullementpropres pour une bataille générale. Pour revenir à cette cavalerie, ellesoutint de façon le choc & l’impétuoíité des Macédoniens, qn’elle em-pêcha que les Romains ne fussent poussés jusques dans le valon. Aquelque distance de l’ennemi ils prirent un peu haleine & retournèrentensuite au combat. Fiaminius s’appercevant non feulement que les ar-més à la légère & la cavalerie plioient, mais encore que cet échec épou-vantoit toute Parmée, il sortit d u camp à la tête de toutes í'es troupes& la rangea en bataille proche des hauteurs. Dans ce tems-là même,de l’embuscade des Macédoniens il venoit à Philippe messager fur mes-sager , qui crioient : ,, Prince, les ennemis font en fuite, ne laissez„ pas échapper cette occasion, les Barbares ne peuvent nous résister,„ c’est pour vous aujourd’hui le jour & le moment de vaincre. Quoi-que le terrain ne plût pas k Philippe , il ne pouvoit cependant pas serefuser à ces cris redoublés. Les hauteurs, dont il est question, Rap-pellent Cynoícépbales ou têtes de chien. Elles font rudes, rompuesen dist’érens endroits & considérablement élevées. Philippe voioit bienque cette disposition n’étoit nullement avantageuse, & c’est pour celaqu’il avoit beaucoup de répugnance k donner là une bataille. Maisanimé par la confiance que témoignoient ceux qui étoient venus lui ap-porter les premières nouvelles du combat, il ordonna enfin à farinéede sortir de sès retranchement

Fiaminius fit la même chose de son côté. 11 mit son armée en ordrede bataille, assigna aux escarmoucheurs leur poste, & parcourant leslignes fit une harangue à ses soldats, courte à la vérité, mais persuasi-ve & à la portée de ses auditeurs. „ Compagnons, ne font-ce pas 1ks, ces Macédoniens, leur dit-il en les leur montrant, qui s’étoient em-„ parés des hautes montagnes d’Fordée, où vous avez monté en gra-„ vissant, Sulpicius k votre tête, que vous avez chassés de ce poste,,, & dont vous avez taillé en pièces un très-grand nombre? Nefont-ce„ pas là ces Macédoniens, qui s’étoient postés dans ces détroits de,, î’Epire où l’on désespéroit de pouvoir vous conduire, que votre va-

„ leur