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Tome sixieme.
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LIVRE XVII. C H A P. V.

îe droit de la guerre au victorieux; que dans la fuite des tems ses pèresoccupés d’autres affaires avoient laissé Ptolémée & Philippe s’appro-prier successivement ces conquêtes; que lui maintenant ne les aquéroitpas en abusant du mauvais état ou lè trouvoit Philippe, mais se lesrevendiquent en se servant des moiens que les conjonctures présenteslui offroient; qu’en rétablissant les Lyíimachiens dans leur ville, dontils avoient été indignement chassés par les Tbraces, & en peuplantcette colonie, il ne faisoit nulle injuílice aux Romains ; qu’en cela iln’avoit point eu en vûë de prendre les armes contre eux, mais feule-ment de faire de cette place une capitale pour Séleucus son fils; que lesvilles de l’Aíie, qui étoient gouvernées selon leurs loix, ne dévoientpas tenir leur liberté des Romains, mais de fa pure libéralité: qu’à re-gard de Prolémée & des démêlés qu’ils avoient ensemble, il en passe-roit par touc ce qu’il plairoit à ce Prince; & que son dessein étoit nonseulement de lier amitié avec lui, mais encore d’entrer dans son al-liance.

Lucîus aiant été d’avis qu’il falloit appeller les Lampfacéniens & lesSmyrnéens & demander leur sentiment, ou les appella. Parmenion &Pytliodore entrèrent de la part des premiers, & Cœranus de la partdes autres- Comme ils parloient avec beaucoup de liberté, le Roi cha-grin de paroître, devant les Romains, rendre compte de ses actions àdes gens qui lui disputoient quelque chose, interrompit Parmenion endisant que ce n’étoient pas les Romains, mais les Rhodiens qu’il vou-loit qui sussent les juges de leurs difFérens, La-dessus rassemblée se sérpara sans que l’on fût convenu de rien,

CITA-