2)4' AMBASSADES DE P O L Y B E.
Au reste ce qui engageoit Flaminius h presser la conclusion de ïapaix, c’est que la nouvelle lui étoit venue qu’Antiochus avec une ar-mée partoit de Syrie pour faire une irruption dans PEurope. 11 crai-gnoit que Philippe ne saisît cette occaíion pour défendre les villes qu’ilavoit envahies, ne traînât la guerre en longueur. Un autre motif en-core, c’est que si un autre Consul venoic prendre sa place , on nemanqueroit pas de lui attribuer tout Phonneur de cette guerre. C’estpourquoi il accorda au Roi ce qu’il demandoit, quatre mois de trê-ve, reçut de lui quatre cens talens, prit pour otages Demetrius sonfils & quelques autres de ses amis, & lui permit d’envoier à Rome& d’y abandonner tout à la disposition du Sénat. On íë sépara en-suite, après s’étre donné réciproquement les assurances nécessaires, quesi la paix ne se faisoit pas, Flaminius rendroit à Philippe les talens &les otages. Apres cela tous les intéressés dépêchèrent des Ambassa-deurs à Rome, les uns pour solliciter ia paix, les autres pour y met-tre obstacle.
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La paix avec Philippe esl ratifiée à Rome. Création de dix Commis ai-res pour régler les affaires de la Gréce . Les Aehéens demandent envain de faire alliance avec les Romains.
C La-udius Marcellus aiant été fait Consul, arrivèrent h Rome, de lapart de Philippe, de Flaminius & des alliés, des Ambassadeurs ausujet de ia paix qu’on se proposoit de faire avec le Roi de Macédoine.11 se tint dans le Sénat de longs discours fur cette paix, mais enfin ilse déclara pour les conditions auíquelles Philippe s’étoit engagé. Cas-sasse rapportée au peuple, Marcellus qui souhaitoit avec passion d’allercommander les armées dans la Gréce, y mit opposition, & fit tous sesefforts pour que le Traité fût rompu: mais il ne put empêcher que lepeuple n’approuvát le projet de Flaminius, & ne ratifiât les conditionsLe Sénat nomma ensuite dix des plus illustres, citoiens pour aller enGréce, régler les affaires avec Flaminius & assurer la liberté aux Grecs.Damoxéne d’Attalée, Ambassadeur de Achtens, se présenta en mêmetems dans le Sénat pour le prier de recevoir les Achéens parmi les al-liés du peuple Romain. Mais on trouva de la difficulté à leur accor-der cette grâce, parce que les Fléens étoient en différend avec eux pourla Triphylie, les Messéniens déja alliés des Romains pour Aline &Pyle, & les Etoliens pour Erée. On renvoi a cette affaire aux dix Com-missaires ; il ne se passa rien autre chose alors dans le Sénat.
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