AMBASSADES DE P O L Y B E. 269
témoins dans l’Kspagne, Indibilis & Colchas; dans P Afrique, Massi-niffa; «Sc dans Plllyrie, Pleurate , qui tous, de petits Dynaíles devenusRois par le secours des Romains, étoient maintenant reconnus pourtels. Qu’il jettât encore les yeux fur Philippe & Nabis : que quoi-que les Romains eussent vaincu le premier & Peussent obligé de don-ner des otages & de paie r un tribut, après avoir reçu quelques mar-ques très-légéres de son amitié; ils lui avoient rendu ion fils & les au-tres jeunes Seigneurs qui étoient à Rome en otages avec lui, l'avoientdéchargé du tribut qui lui avoit été imposé, Sc avoient ajouté à sonRoiaume plusieurs villes qui avoient été prises pendant la guerre: qu’àPégard de Nabis, bien qu’ils sussent en droit de le perdre entièrement,ilsì’avoient cependant épargné, quoique ce fut un Tyran, &s’étoien*scontentés d’en tirer les assurances ordinaires: qu’il cessât donc de crain-dre pour son Roiaume, qu’U prît avec confiance les intérêts des Ro-mains, & que jamais il n’auroit lieu de se repentir de les avoir pris.Cette lettre fit une telle impression fur l’esprit de Pruíias, qu'aussi-tôcqu’il eut parlé aux Ambassadeurs qui lui étoient venus de la part deC. Divins, il renonça à toutes les espérances dont le Roi de Syrie 3 .pour le gagner, i’avoit jusqu’alors flatté. Antiochus ne voiant plusde ressource de ce côté-lâ, prit la route d’Ephéfe, & jugeant que leseul moien qui lui resloit, pour arrêter les Romains & empêcher la-guerre en A fie, étoit de se rendre piaillant & redoutable sur mer, Wréíòlut de décider les affaires par un combat naval.
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XXIII.
Après le passage âes Romains en Asie , Antiochus épouvanté envoie desAmbassadeurs pour demander la paix. Les ìn/lruíïìons qidìl leur doua-ne tant pour 1 e Conseil que pour Fublius Scipion en particulier,.
A Ntiochus, après fa défaite fur mer, s’arrêtoit autour de Sardes'<Sc délibérois lentement fur ce qu’il devoit entreprendre , lorsque'la nouvelle lui vint que les Romains étoient passés en Aile. Alorsconsterné «Sc ne voiant plus rien à espérer, il députa Heraclide deBysance aux deux Scipions pour demander la paix à ces conditionsqu’il se retirerait de Lampsaque, de Smyrne, d’Alexandrie, les trois-villes qui avoient donné occasion à la guerre: qu’il sortirait aussi decelles d’Eolie Sc d’íonie, qui dans l’affaíre présente s’ètoient jointes aux'Romains:qu’il les dédommagerait de la moitié des frais qu’ils avoient'faits pour cette guerre. Telles étoient les instructions d’Héraclidepour le Conseil, il en avoit d’autres pour Publius que nous rapporte»-
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