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Tome sixieme.
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274 AMBASSADES DE P O L Y B E.

„ vant m’étoient soumis. Car tel est le train que prendra cette affaire.„ On croira leur devoir íli liberté, on fera profession d’être leurs al-„ liés, & par reconnoiísance pour un íi grand bienfait on se croira„ obligé d’obéir à tous les ordres qu’ils envoleront. ]e vous prie donc,„ Pères conscrits, de vous observer soigneusement fur ce point, de„ peur que sans y penser, vous n’a joutiez trop à la puissance de quel-„ ques-uns, & que vous ne retranchiez imprudemment de celle de vos„ amis; que vous ne faisiez du bien à ceux qui ont pris les armes con-„ tre vous, Lc que vous ne paroiffiez négliger ou mépriser ceux qui„ toujours vous ont été constamment attachés. En toute autre occa-„ lion je céderai fans disputer à quiconque voudra remporter sur moi,„ mais en amitié & en affection pour vous, autant que je le pourrai,„ jamais je ne céderai à personne. Mon père, s’il vivoit, vous parle-,, roit dans les mêmes sentimens. 11 sut le premier, entre les Asiatiques,, & les Grecs, qui rechercha votre amitié & votre alliance; jufqii’aii„ dernier moment de la vie il s’est conservé dans Tune & dans l’autre,, & ce. n’étoit pas.une íìmple disposition du cœur. Vous n’avez pas„ fait de guerre dans la Grèce où il ne soit entré. Pas un de vos alliés„ ne vous a plus fourni de troupes de terre & de mer, plus de vivres,3 , plus de munitions, pas un ne s’est expolè à de plus grands dangers.„ Enfin fa vie mêmeil la perdit pour vous, puiíqu’il mourut pendant3, qu’il táchoit d’attirer les Béotiens dans votre parti. Héritier de son3, Roiaume j’ai aussi succédé â sès sentimens pour les Romains. Je ne3, puis vous aimer plus que lui, il n’est pas possible de le su r palier en,, ce point; mais j’ai fait pour vous plus qu’il n’a fait, parce aue less, conjonctures ont mis ma constance à de plusgrandes épreuves. Qiioi-33 qu’Àntiochus m’eût pressé de prendre fa fille en mariage, m’eût pro-3, mis de me faire part de tout ce qui lui appartenoit ; qu’il me livrât3, fur le champ toutes les villes qui avoient été démembrées de mon3 , Roiaume, <S c qu’il me promît de tout entreprendre dans' la fuite pour3 , moi, íi je me joignois avec lui contre vous; cependanc j’ai été si„ éloigné de rien accepter de tout ce qu’il m’ossroit, que je lui ai faic„ la guerre avec vous, que je vous ai amené par terre & par mer plus„ de troupes qu’aucun de vos autres alliés ; que je vous ai secouru de» plus de munitions, & dans les tems où vous en aviez le plus grand3, besoin ; que sans hésiter je me fuis jetté avec vos Généraux dans les3, plus grands périls, & qu’enstn par amitié poLr votre peuple, je me,, fuis vû enfermé & assiégé dans ma Capitale au risque de perdre &3, mon Roiaume & la vie. Plusieurs d’entre vous, Pérès conscrits,„ ont été témoins oculaires de ces faits, & il n’est personne dans3, ce.te compagnie qui les ignore, il est donc juste que vous pre-,3 niez mes intérêts avec autant de chaleur que j’ai pris les vôtres. Héj, neferoit-il pas étrange, ^ue Maíîinissa qisi avoit été votre enne-