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Lycortas rétablit les M esté mens dans leur premier état. Dissimula-tion des Romains à ìégard des Achéens. Sparte est attribuée hla Ligue (CAchaïe. Ambassade à Rome de ta part des citoiens &des exilés de Lacédémone .
Es Messéniens, qui par leur imprudence étoient tombés dans Pé*
I , tac le plus déplorable, furent par la générosité de Lycortas &des Achéens réunis à la Ligue dont ils s’écoient séparés, Cette Li-gue aquit encore alors Able, 1 hurle & Phare, qui pendant la guerrede Messéne s’étoient détachées des MeíTéniens, & avoient élevé-chacu-ne une colonne particulière. Quand on apprit à Rome que les Achéensavoient heureusement terminé la guerre qu’ils avoient avec les Messé-niens, on n’y tint plus amr Ambassadeurs le même langage qu’on leuravoit tenu avant le succès,- Le Sénat leur dit qu’il avoit pris gar-de que personne ne portât d’Italie à Messéne ni armes ni vivres, ré-ponse qui fit évidemment connoître qu’il étoit sort éloigné de né-gliger ou mépriser les assaires du dehors, Sc qu’au contraire il trou voiemanvais qu’on ne le consultât point sur toutes choses, & qu’on nssuivît pas en tout ses avis.
Les Ambassadeurs Lacédémoniens étant enfin arrivés de Rome, d Lrent ce que le Sénat leur avoit répondu. Sur la nouvelle qui s’en ré-pandit, Lycortas assembla le peuple à Sicyone, & y mit en délibéra-tion fi l’on recevroit Sparte dans la Ligue des Achéens. Pour porterla multitude à l’y recevoir, il représenta que les Romains, k la disposi-tion desquels on avoit ci - devant abandonné cette ville, ne vouioientplus en être chargés ; qu’ils avoient déclaré aux Ambassadeurs qnscette affaire ne les regardoit pas; que ceux qui dans Sparte étoient àla tête des affaires souhaitoient entrer dans la Ligue, qu’il trouvoità l’admettre deux avantages considérables: le premier, qu’ils s’associe-roient un peuple qui leur avoit gardé une fidélité inviolable: l’autre,que les Achéens n’auroíent plus parmi eux & dans leur Conseil ses an-ciens bannis, dont ils avoient éprouvé l’ingratitude & l’i m piété, qu’onles chasserait hors de la ville, pour y recevoir d’autres citoiens, quiamis du gouvernement auraient une reconnoissance proportionnée aubienfait qui leur aurait été accordé. Telles surent les raisons & les mo-tifs dont Lycortas íè servit pour engager sa nation à joindre Sparte àla Ligue des Achéens. Diophane & quelques autres prirent la défensedes exilés. Pl’eíi-ce pas assez, disoient-ils, qu’sss soient interdits &