i;8 SUPPLEMENT A L’HISTOIRE DE POLYBE.
Lettre „ nemi, dit-il, rangea fa Cavalerie avec beaucoup de hauteur, com-à la Ba. » me si c’eût été de l’infanterie pesamment armée, sans Tentremêlertaille de „ de gens de pied, QU lieu qxCEpaminonâas resserrant aussi la sienneMartínie.^ p 0Ur re j 0 ll b] er PeíFort, la fortifia de part & d’autre d’infanterie le-■ 3) gere pour tirer en flanc; sachant bien que si Ja Cavalerie ennemie„ étoit une fois renversée, Plnsanterie prendroit la fuite, & qu’il y3, en a peu qui veuillent demeurer quant ils voient fuir leurs com-„ pagnons. Mais pour empêcher que les Jthcnìcns qui étoient à l’au-3, tre aîle, Parcourussent au secours, il leur opposa quelque Cava-lerie & Infanterie sur des collines, pour les tenir en bride, & les3, menacer de les prendre en queue s’ils branloient. Son dessein„ réussit comme il avoit prémédité. Car après avoir enfoncé Ten-„ nemi de la pointe de son aîle, il mit tout le reste en fuite: Mais3, aiant été blessé, & étant tombé du coup, ses.gens ne surent pas proíi-„ ter de la victoire: Car son Infanterie pesamment armée voiant fuir,, celle des ennemis, demeura ferme en son poste comme fi elle eût„ attendu Tordre de donner, & la Cavalerie passa à travers les fuiards,3, pîûtot en vaincues qu’en victorieuse , fans les tuer ni blesser per-„ sonne.
Confidé- D’où il paroît que ce Général Jhebain n’avoit garde, au moins,rations au -jugement de Xenophon ; de se promettre la victoire indépendant-confite ment de celle que fa Cavalerie remporterait fur la Cavalerie des ailesà'Epami- de l'ennemi. 11 étoit assuré, si vous voulez, qu’avec ce qu’il avoit decetteTc” meilleur parmi son Infanterie, il enfoncerait íe centre, qu’i] donne-xaCon. roit Tépouvante au reste, & qu’il le mettrait en désordre. Mais iln’y engagea pas avant de s’être assuré des ailes, sachant bien que sicette Cavalerie étoit une fois renversée, l’infanterie prendroit la fui-te, & qu’ainsi il en aurait bon marché. Pour en être d’autant plussûr, bien qu’il sût que sa Cavalerie étoit bonne, & que celle de l’en-nemi ne valoit rien, il la fortifie de plus d’ínsanterie iegere. 11 faitd’abord charger Paîle gauche de l’ennemi, & tient l’autre en respect:Tandis que son Infanterie au corps de Bataille, par un quart de con-version de la droite à la gauche, se forme tout d’un tems, & d’unmême mouvement en phalange renversée, pour marcher & donnerensuite par la tête & non par le front, au centre. Aussi tout lui réus-sit comme il l’avoit prémédité. La Cavalerie ennemie de soûle gau-che est renversée & mise en suite ; Tau tre ne bouge pas de peur d’êtrechargée en queuë : Le trouble se met par l’infanterie; la phalangerenversée, dont la tête faisoit une grosse Colonne composée de l’in-fanterie pesamment armée, voulant après cela donner au centre, trou-ve le désordre déja tel, qu’il n’y eut pas occasion pour cette formida-ble Colonne de se signaler plus amplement. Car voiant fuir Infan-terie