zi6 JUSTIFICAT
drc, si l’ay-je oublié! pour la longueurdu temps. La premiers auct oricé desLoix avilies «st. que les déserteurs dechevalerie chacun peut occire licitement.Et qui est plus déserteur que celuy quidelert la perionue du Roy , qui est ia clefde Chevalerie, 8c sans.lequel ne peut laChevalerie longuement durer? La secoude auctorité est qu’ii est licite' a unchacun d’occire 8c taire occire les lar-rons qui guettent les chemins en bois,& en forests: 8e pour ce est licite qu’ilsfont nomméement , & formellement
ennemis de la chose publicque, 8c ma-chinent-contre, 8c continuellement met-tent peine à occire les passants. Adonc
il est licite d’occire le tyran, qui conti-nuellement machine contre fan Roy,
8c Souverain Seigneur, 8c le bien pu-blic. La III. auctorité si est, qu’il estlicite à un chacun d’occire un larron s’ille trouve de nuict en fa maison par laLoy d ville, 8c lin perlasse. Adonc parplus forte raison il est licite d’occire untyran qui par nuict, 8c par jour machi-ne la mort de son Souverain Seigneur.Geste conséquence appert à tout hom-me de sain entendement s’il y veult con-sidérer, 8c l’antecedent est texte de laLoy escripte. Ains que j’entre en lamatière des trois exemples de laSaincteEscripture. Je veuil respondre à aucunesobjections qu’on pourroit foire à ren-contre de ce que dit est en arguant ain-si. Tout homicide par toutes Loix estdcsscndu, c’est à sçavoir, divine, na-turelle , moralle , 8c civille. Tout ceque dit est , n’est pas tout vray dit qu’ilsoit deffendu par loy divine. Je leprouve, car la Salncte Escripture, ditainsi. Non occtdes. Exod. XX. Et est undes commandemens de la Loy divine,par lequel commandement est deffendutout homicide. Qu’il soit deffenduen la Loy de nature , je le prouve;N attira enim inter homines quandam cog-natìor.em constituit, qua hominem hominitnfidiari nefas est. Qu’il soit deffenduaussi par la Loy moralle, je le prouve.€hiia per id : boc non jacias aliis , qxod tibinon vit fieri : altcrum non Udere .- jusfuum unicuìque trìbuere , hoc est mora-le : infuper , c? 1 de natteralì jure. Qu’dsoit auffi deffendu par la Loy civile,'& impériale, je le prouve par lesLoix civiles, 8e impériales qui disent
(a) 11 ne fait pas un crime, une chose illicite.
10 N DU DUC
ainsi.- g tfi hominem occidit , eapite puniatur,non habita diffèrent, a sexte s ,vel tondit ionis.Item omne bellum, ornais ustts armorum vitïo-sus précipitéprohibitusest. Nom qui vitio pri-cip te bellum gerit , Uje majestatis reus est.item Régis proprtum , fur ta cohtbere, adul ■terìa punire , ipfos de terra perdere : quienim talia fibi appropriât , aut usurpât,prinetpem injuriatur , er Udit quoniaml ut dicit lex ) judiciorum vigor , jurts , e?publica tutela in média conftituta est , nequis de aliquo qumtumcunque Jceleri-bus impiieito astumere valeat ultionem.Pour respondre aux raisons dessusdites,c’est à sçavoir que les Théologiens, 8eJuristes parlent en diverses maniérés dece mot homicidium , mais nonobstantqu’ils diffèrent en parlers, ils convien-nent en une mesme 'Sentence. Car lesThéologiens dient que tuer un hommelicitement n’est pas homicide , car ce■ mot homicidium , emporte en soy, quodftt justum 'propter hoc dìcunt quod Moy .ses, Phinees, e? Mathatìas non commi-ferunt homicidia qu& juffe occìderunt.Mais les Juristes dient que toute occifíond’homme, soit juste ou injuste, est ho-micide , mais les autres dient, qu’i! y *deux maniérés d’hòhiicide , juste, 8cinjuste, 8c pour homicide juste, nul nedoit estre puni. Je respondray doncfélonies Théologiens, que l’occiiion du-dit tyran n’est pas homicide : pour cequ’elle fut juste 8c licite. Selon LoyJuriste je confesse que fut homicide»mais s’elle fut juste 8c licite ne s’en en-suit point de purgation, mais rémuné-ration. Quant à l'argument qui dit,qttod hominem homini injidiari nefas est ,e? quei magis insidiatur homini, &c. 11
ne s’entend du tyran qui .continuelle-ment machine la mort de son Roy, 8cSouverain Seigneur. Et homo est nefas,%Sf perdttio, or iniquitas. Et pource ce-luy qui occist par bonne cautelle, 8cespiemens , pour sauver la vie de sonRoy, 8c Souverain Seigneur, 8e Posterde tel péril il ne foi ct pas nefas (a),mais il s’acquite envers son Roy , 8cSouverain Seigneur., Et homo est ne-fas , L? perâitio , c? iniquitas. Et pour-ce celuy qui l’occist par bonne cautelle8c efpiement , c’est pour sauver la viede son Roy, 8c son Seigneur. Quantà l’argument qui dit, Non fadas aliis,Scc,Alterum von Udere , 8cc. Je respons que
C'elt