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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. I. 3 r

à sur tout auprès dc la Reine, obtint enfin une Déclaration (r) duRoi en faveur de ses Compatriotes. De sorte que les Allemands,irritez d’avoir perdu leur procès Sc en même temps leurs privilèges,désertèrent l’Université par milliers. II est bien certain qu’il en sortitun grand nombre (i), puis que ce fût de ce débris que 1e forma l’A-eademie de Leipsig, fondée en 140p. par Frìderic Sc Guillaume Ducsde Saxe. Le premier Recteur de cette Université fut le DocteurJean Otton de Munfterberg Silesien (a) auparavant Doyen de l’Uni-versité de Prague. Les Académies d’E?fard, d'Ingolstat , de RoftochSc de Cracovie furent aussi considérablement augmentées par cetteévasion. II paroit au reste par cette Lettré de la.Nation Allemande àWencefias , qu’avant que de se retirer,les Allemands tâcheront inutile-ment de faire révoquer cette Ordonnance (b).

Entre les illustres personnages de la Nation Allemande qui se retire-ront de Prague à cette occasion, il ne faut pas oublier Jean Hofmattde Suednitz en Silesie, qui étoit alors Recteur de l'Université de Pra-gue Sc qui parut avec éclat dans-le Concile de Constance (3). Dèsqu’il fut arrivé à Leipsig, les Princes dont on vient de parler le choi-sirent pour enseigner la Théologie dans l’Université- avec Otton deMunfterberg. En 1413. il fut élû Evêque de Mifen en Mifnie , aprèsla mort de Rodolphe Plaunita. En 1414. il fut envoyé par FrìdericDuc de Saxe au Concile de Constance avec Nicolas Évêque de ftlers-bourg Sc Gérard Evêque de Naumbourg. L’Histoire rend des témoi-gnages fort avantageux de fa conduite dans ce Concile. Comme ilavoit été un des principaux pour la Nation Allemande à Prague, onpeut aisément juger qu’il ne porta pas à Constance un esprit fort fa-vorable à Jean Elus, qui avoit gagné son procès contre les Allemandsen faveur des Bohémiens. C’est ce qui paroit par une Lettre qu’ilécrivit en 141 y. à WencejlasFìuc de LignitzEvêque de Breftaw pourfaire l’apologie du fuplice de Jean Hus parce que beaucoup de gensen murmuraient, Sc en concevoient de l’aversion pour PEglise Ro-maine. Quand il fut de retour dans son Diocèse, il ne manqua pasd’occupation de la part des Hussites, que le supplice de Jean HusSc de Jeróme de Prague avoit mis au désespoir. On a trouvé parmi lesMssi d 'Helmftadt un Traité (4) de Jean Hofman contre les HuíIìtC3dédié en 142.1. aux Ducs de Saxe Frìderic Sc Guillaume . II mourutà Misen en 14s 1. On lui fit cette efpece d’Epitaphe.

Praga surit ; Reêlòr cedo cum aeteris HermisLipfia Do£lorem ì Mifnìa Prœftuìem habet (e). •

XXIII. Ce fut alors que les Bohémiens, devenus les Maîtres Sc

n’ayant

(z> II y en a qui doutent de ce fait. Mais il eíb attesté par un fi grand nombred’H-storiens & avec des circonstances si particulières qu’il paroit impossible d’en dou-ter. Vìd. Martin. Bank. ub. supr. p. 136. 140.

(4) II n’est point fait mention de ce Traité dans l’Histoire de Bankius des Savantsmgmaires de Stlejie, non plus que dans la seconde Paitie du Journal de Mr. CmÇw

iqr4.

(a) MartiHank. De siïìt.fiis indigeniseruditis, p. jiçji107.

(b) MS.Lipf,Num. ;r.

(ë) Cmfiut 'ub-sup.p.

Interdiân sa-de J. iilíti ,