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Tome premier.
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Ï4T4.

DE CONSTANCE. Liv. I. 8;

ques telles qu’un Auteur que j’allegue ailleurs, dit que l’Empe-reur en écrivit quelques-unes aux Bohémiens ; au contraire il les trai-te ici avec beaucoup de douceur & de cordialité. II leur représenteles suites fâcheuses que peuvent avoir leurs divisions au sujet de JeanHus par rapport à la tranquillité du Royaume, & à la sûreté du Roilui-méme, & qu’ils doivent craindre que leurs voisins déja mal inten-tionnel ne se prévalent de leurs brouilleries pour les accabler. Ensui-te venant à Jean Hus% il dit,que comme il avoit appris avec chagrinles partialitez qui étoient survenues entr’eux à l’occasion de ce Doc-teur , il avoit aussi appris avec joye son dessein d’aller au Concile dansl’esperance qu’il s’y justifieroit. Cependant ,dit-il, il arriva-à Constancependant que f étois encore absent , (fi il y fut arrêté de la maniéré quevous Tavez sû. Mais s’il fût venu me trouver auparavant , (fi qu'il nefût entré dans Confiance qu'avec moi ì peut-être que ses affaires auroientpris un autre tour. Dieu fait (fi je ne puis l'exprimer , combien j'ai étéaffligé de son malheur , (fi tous ceux de Boheme , qui étoient alors auprèsde moi , ont bien vu -quels mouvemens je me fuis donné pour cette affaire ,

(fi que plusieurs fois , je fuis sorti du Concile en fureur. J'avois mêmequitté Constance , lorsque les Peres du Concile me firent dire, que fi jene voulois pas permettre que le Concile exerçât la justice , ils n'avoientque f aire à Confiance ,de forte que je pris la résolution de ne plus me 'mê-ler de cette affaire , par ce que fi f euffe voulu m'intéresser davantage pourJean Hus, le Concile eût été entierement dissous.

L VII. Qu o i qjt’ i l en soit, il n’y a rien de plus clair que la violation Réfutation dede ce Saufconduit, quelque effort qu’on ait fait pour la'pallier par Ma ffbon,g.de vaines apologies. Sur tout deux Historiens François du siecle âl *

pasle, aimant mieux s en rapporter a des Auteurs modernes, qu aceux de ce temps-là, & qu’aux Actes du Concile, ont débité là-des- 2 1 7 *sus des fausserez si manifestes qu’on ne fauroit fe dispenser de les rele-ver, sans manquer au respect qui est dû àr la vérité de l’Histoire. Lepremier est Maimbourg dans son Histoire du grand Schisme d'Occident.

Ecoutons-le parler lui-même. II est tout évident , ce me semble , ditcet Auteur , que ce Saufconduit qu'on lui expedie environ deux moisg près qu'il a fait afficher par tout , qu'il veut .aller rendre compte au.

Concile général de Confiance , (fi s'y soumettre à toutes les peines que me- .rite un hérétique , Jì on T y peut convaincre de la moindre erreur , ne luiest donné qu'à cette fin , pour laquelle il le demande , & que l'Empereurs'étoit proposée , pour appaiser les troubles de Boheme , (fi qu'en man-quant à cet Article , qui est le point essentiel sur lequel est fondé ce Sauf-

con-

àuSîas fiílem fregìt. C’est la traduction Latine qu’a donnée Mr. Von der Hardt de cesparoles Allemandes de Vacher. T. I. Part. II. Prtef. Cette Histoire de Vacher est en-core en Mff. Naucl. p. m. 1049. 0

(3) Etiatnfi noAnulli dicant , nos de jure et non poste patrocinarì, qui aut h&reticus, atit ' 1de hetres aligna suffeSlus, Von der Hardt, T. IV. p. 397.

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