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qtfil-y avoit des ordres d’arrête-r, ou, au moins, d'observer de fortprès ceux qui sortiroient de Confiance. Asin d’en être éclairci, lePape ayant ordonné au Cardinal de St. Ange de faire semblant devouloir s’alier promener hors de la Ville,ce Prélat fut en effet arrêtéà la porte. Jean XXIII. n’en fut pas plûtôt informé qu’il assembladans son Palais une Congrégation pù il fe plaignit amèrement auxPrinces , 6 c aux Magistrats de Constance , de cette violation de lasûreté ôí dé la liberté publique qui avoit été promise si solemnelle-menc à tout le inonde, mais fur tout à lui en particulier. Les Ma-gistrats en rejetteretit la faute fur Sigismond , 6 c de son côté" l’Archi-duc Frédéric promit que ses Saufconduits scroiedt gardez inviolable-ment (f).
LXXX 1 IÍ. L’E m p e r e u r ayant appris ce qui s’étoit passédans Congrégationle Palais du Pape, assembla le lendemain les François, les Allemands ^ìt^Pape ers -& les Anglois, pour prendre encore des mesures plus fortes contre présence delui. On résolut dans cette Aflèmblée d’exiger du .Pape les Articles ['Empereur,soi vans. „ i. Qu’il établiroit des Procureurs, pour faire son Abdi- ^
„ cation, afin de prévenir par là tous les prét'extes des autres Concur- „l,f U pp r ^]
„ rens pour empêcher l’Union. t. Que cette Procuration feroit don- spond. an.
„ née à l’Empereur ôc à quelques Prélats qu’on lui aflocieroit dans 1415- n.ví-,, cette Commission, qui feroit inceílâmment autorisée par une Bulle * '
„ du Pape. 3. Qu’il n’accorderoit à personne la permission de se re-tirer du Concile, hors des cas de nécessité qu’il ne s’en retire-„ roit point lui-même. 4. Qu’il ne disibudroít point le Concile jus-„ qu’à ce que l’Union de l’Eglise fut achevée, 6c qu’il ne feroit„ point transféré ailleurs. * p. Pour les Gardes qui avoient été posez„ en divers endroits, l’Empereur s’en excuft en disant qu’il ne l’a-„ voit ainsi ordonné que de l’avis de quelques Cardinaux, qui avoient„ remarqué que plusieurs fe retiroient clandestinement, ce qui pour-volt insensiblement entraîner la dissolution du Concile, mais qu’au„ relie il étoit résolu à faire observer son Saufconduit ”. Ces arti-cles furent propoíèz au Pape par le Patriarche d’Antioche dont on adéja parle,6c dont Jean XXIII. íé plaignit dans la fuite,comme d’un v - à. mrât'l-faux frere 8c d’un partilàn secret de -Pierre de Lune (6). T.ll.p. 156.
LXXX 1 V. Ainsi, le lendemain le Pape assembla dans son Pa- Congrégation 1lais une Congrégation, dont le reiultat est rapporté avec quelque di- don générale
versité dans les Actes. II paroît pourtant que la réponse dû Pane se k PalaiS ’'
*_: n_-___. > • . , , _» l .. Episcopal.
Spond. ub.fnp\ -qu Qn.viit*-
réduisit à ceci. II proniettoit L de ne point dissoudre le “Concile, E?lsco P 3! --
(3) L’ Abbé Tritheme a confondu cette Congrégation avec la seconde-SeíïìonChnn. Hirl T. II. p. 339. 16. Fev. Voyez cl - dédias p. 109.
(4) On prétend que Roben Halftn Evêque debalisburi so.ûtint que jsan XXIU, ma-ritoit d’être brûlé.
(5) H falloit gaffer sur ses terres pour sortir de Constance.”
(6) 11 paraîtra néanmoins que ce Patriarche étoit un des grands partisans de ì'àuto-
Mé. Pontificale, V.d. íiardtyT.U.p, 295 , 0 r