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Tome premier.
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-Í4I.S-

ï io HISTOIRE DU CONCILE -

que le Schisme ne fût éteint, i. A l’égard du lieu,il laissoit à juger fluxPeres du Concile s’il ne lèroit pas bon de le transférer ailleurs, insi-„ nuant en même tems .la Ville de Nice , où il déclara qu’il vo'uloit

aller. 3. II refusoit de donner aucune procuration pour céder, par-'ce qu’il trouvoit plus honorable pour lui,°8c plus avantageux à l’E-gliíe qu’il le fit -lui-même, que par des Commissaires, outre.qu’il se-voit bien que Benoît ne voudroit pas céder non plus par Procureur ;Ce que les Cardinaux de Cambrai & de Florence confirmèrent.Enfin il promettoit de faire tout cé qui feroit jugé néceíseire pourl’Uniorf, fous peine d’être abandonné de tous ses Cardinaux & detous fes Prélats, s’il manquoit à fa parole. Mais les Allemands 6c lesAnglois n'eurent aucun égard à toutes ces offres.

Assemblée des LXXXV. 'Dans une assemblée des Nations, qui sc.tint le jourstations. suivant-, ils iniìsterent fortement-à obliger le Pape à établir des-Pro-cureurs, ne voulant point absolument lui laisser le pouvoir de céderlui-même. Cependant on ne pri-t aucune résolution, les Françoisayant demandé du temps pour en délibérer. Peut-être trouvoient-ilsqu ç, Sigismond êc le% Allemands , joints avec les Anglois, prenoienttrop d’autorjté, 6c qu’il y avoit quelque efpeçe de tyrannie à ne lais-ser pas au Pape la liberté de choisir la maniéré de tenir fa promesse,II esc bien certain que, quoique les Allemands 6c les François fussent.parfaitement d’accord, quant au but général de l’Union 8c de la Re-‘ Formation, ils se trouvèrent souvent dans des sentiments différents fur

°la maniéré d’executer l’une 6c l’autre. On verra dans la fuite combiencette espece de désunion fut préjudiciable à la Réíormation de Ì’E-glise. Les Italiens ne manquerent pas d’sn profiter dans cette occa-sion. Car ils députèrent à la Nation Françoise les Cardinaux'de Vi-viers, de St. Marc, de Cambrai 8c de Saluces, pour tâcher de lesdésunir des Allemands 8c des Anglois, au moins à l’égard de deuxArticles que les Italiens avoient fort à cœur. L’un, qu'on n’obligeâtVoyez ci-des- p as ] e -Papc à faire lui-même se Cession, l’autre, qu’on révoquât la rciòiu-v^Har'd t rien, qui avoit été prise depuis plus d’un mois,d opiner dans les Seífionspubliques par Nations 8c non par personnes, selon l’ancico usage.

LXXXVT. Cependant,, comme on ne pouvoit plus dou-ter que le Pape n’eût résolu se retraite i les Anglois proposèrent de- l’arrêter dans quelqu’une des Assemblées qui se tinrent le 19. en pré-Vond.Hardt T. sence de l’Empereur; Jean XXIII. se plaint même dans ses informa-iv.p. si- tions,que, sens l’oppofition des François, on en feroit venu jufqu’àcette extrémité contre lui,8c il est confiant qu’il y eût ce jour-là degrandes brouilleries entre les Nations. Car rEmpereur,qui n’ignoîoitI<). Mars. pas ce qui sc tramoit entre les Italiens 8c les François, alla lui-même

avec

IV. p. 108.

Les Angloisproposent d’ar-rêter le Pape.

fi) II y avoit plusieurs Membres de la Nation Françoise qui re’evoìent de I’F.m-.pire.- Minor pars diSlx Kationis e>at fabjefìa Régi Francia, y tres ejwe partes ipfi RégiKomamrtttn. V. d. Har,. T. U. p. r.57..