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àvec les Allemands, les Anglois & son Conseil trouver le Nation Fi an- i4í S*
çoise, qui étoit assemblée dans un Monastère avec les Cardinaux Dé- d. Bar d. T.putez de la part des Italiens. Ce Prince^ présenta à l’Assemblée un x'/iy.l ]jssMémoire tendant à obliger le Pape à établir des Procureurs de faCession, & à Tempêcher de quitter le Concile. Mais comme é/F/r-mond prètendoit délibérer dans cette Assemblée avec les Allemands 6cles Anglois, la Nation Françoise représenta, que les autres Nationsayant délibéré seules, il étoit juste qu’elle eût la même liberté. Surquoi les Anglois 6c les Allemands s’étant retirez, les François deman-dèrent encore que les Conseillers de PEmpereur fortifient aussi, 6cqu’il n’y eût que lui de présent à leur délibération. Cette proposi-tion ayant irrité J’Empereur, il sortit brusquement de l’Assemblée,en prononçant ces paroles d’un ton fort ému, défi à présent qu'onpourra connaître ceux qui sont bien intentionnel, pour l'Union de l'Eglise ,
en même temspour l'Empire (i). Le Cardinal de Cambrai,qui setrouvoit dans cette Assemblée comme Député des Italiens, regardantces paroles comme une menace, se retira, non sens montrer beau-coup d’émotion. Les quatre autres Cardinaux, qui avoient été Dépu-tez avec lui, ne se croyant pas non plus en liberté , envoyerent de-mander à l’Empereur,qui étoit encore dans le Cloître, si en effet ilsétoient libres. II répondit, que pour les François ils pou voient déli-bérer entre eux avec toute sorte de liberté, 6c s’excuse même desparoles qui lui étoient échapées dans la promptitude. Mais il ordonnaen même tems à ceux qui n’étoient pas de la Nation Françoise desortir de cette Assemblée sous peine de la prison (z).Les Ambassadeursdu Roi de France, qui étoient arrivez depuis quelque jours , sur-vinrent heureusement pour finir cette contestation. Car ayant de-mandé audience, ils proposèrent, de la part de leur Maître , à peuprès les mêmes choses que PEmpereur souhaitoit ; savoir, „ que Schelst. Comp.„ le Concile ne fût ni dissous t)i transféré, que le Pape ne s’en retirât chron - A 33*
,, point 6c que le Concile nommât des Procureurs, pour proceder à„ P Acte de la Cession ”. II n’en fallut pas davantage pour réunir lesFrançois avec les Anglois 6c les Allemands, 6c ils se joignirent tous àl’Empereur pour obliger Jean XXIII. à établir les Procureurs qu’onlui demandoit.
LXXXVII. La réunion de ces deux Partis parut un coup fatal Le Pape veutà ce Pontife, 6c il sc fortifia plus que jamais dans le dessein de se're- sortir de Conr-tircr d’un lieu où il ne pouvoir plus demeurer ni avec sûreté ni avec tance ‘honneur. On prétend même qu’il s’en ouvrit à PEmpereur dans une Ger. -Roo nist.certaine conversation qu’il eut avec lui, 6c qui lui donnoit occasion Alt l‘riac.t:ikde lui parler plus confidemment, Car ce Prince lui ayant demandé 1V ' h I3<5 “
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se) §ai ai Gallican! Kationem non fertinsrens fui pxna carceris ab ilU dìfceiermtCette menace regardent particulièrement lea Cardinaux Députez par les Italiens Dourcabaler en faveur de Jean XXIII, ‘
T O M. I. Q_