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Tome premier.
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141 ?.

Sehelstr. Différs,n. cap. i. Art.IL f. 79 -

izr HISTOIRE DU CONCILE

nion de l’Eglise Sc à l’extirpation du Schisine, comme si le Pape y eûtété présent. Mais les Cardinaux ne voulurent point assister à cetteAsl'emblée. Le Pape leur ayant écrit qu’il ne s’étoit retiré, que pourexécuter plus librement fa Cession, ils jugeoient qu’il étoit raifonna.-ble d’attendre quel seroit l’effet de fa promesse. O'ailleurs la bienséan-ce ne leur permettoit.pas d’aller entendre un Discours, qui ne pou-voit être que fort désavantagés au Pape , & où l’on ne manqueroitpas de donner quelque atteinte à l’autorité du Siégé de Rome. Ce-pendant, après la Messe ils eurent avec l’Empereur une Conférenceparticulière, où ce Prince leur présenta le Sermon de Jean Gerson,mais ils refusèrent encore d’en entendre la leéture par les mêmes rai-sons. 11s ne pouvoient pourtant pas ignorer ce qu’il contenois, enayant été informez par le Patriarche d’Antioche, qui composa mêmeun Ecrit (i) pour le réfuter. II faut nécessairement donner le précis dece Discours de Jean Garson , puisque ce fut le fondement de toute laconduite du Concile à l’égard de Jean XXIII , & l’origine d’unegrande controverse, qui fut alors agitée avec beaucoup de chaleurtant à Constance qu’à Schafhoufe, & qui n’a pû même être termi-née jusqu’à.présent, les uns soutenant encore, comme fuioient alorsles Cardinaux, que le Pape est supérieur au Concile , & les autresque le Concile est supérieur au Pape, comme fait ici Gerson.

IV. I l avoir pris pour texte de son Sermon ces paroles de l’E-vangile selon St. Jean, Marchez fendant que vous avez la lumière , depeur que les tenebres ne vous surprennent. Après l’Exorde Sc l’invoca-tion, il représente qu’il a eu ordre des Ambassadeurs du Roi de Fran-ce & de ^Université de Paris de prononcer ce Discours fur ce que leConcile est obligé de faire dans les conjonétures présentes. Ce Dis-cours consiste en douze propositions. La premiere que TUnìonEcclé-siastique se rapporte à un seul Chef , qui est J. C, auquel VEglise est uniepar -les liens & les grâces du St. Esprit. La seconde que l'Unìon Ecclé-siastique se f ait par un Chefsecondaire ,qu'on appelle le Souverain P ont if è,qui est Vicaire de J. C. ; que cette Union de T Eglise sous le Pape aplus de force & d'étendue que n'en avoit celle de TEglise Judaïque sous leSouverain Sacrificateur , &,que n'en a celle de la Société civile fous unseul Roi, ou Empereur. La troisième, qu'en vertu de T assistance duSt. Esprits ), T Eglise a la puissance ou-la faculté de se continuer elle-même, & de se maintenir dans T intégrité & .dans T unité de ses Mem-bres. La quatrième , que T Eglise a en J. C. un époux tellement inse-*wdcstttíbikm. paxable* que jamais il ne peut..lui donner la Lettre de divorce-, mais

qu'au

Discours de..Jean Gerson.sus la supério-rité des Conci-les généraux.'Oper. Gerson. T.II. Par. II p.-2oi. e? V. d.Har T. II. Par,

XI. p. 2 6 J.

7œcun<îior,mul-ûpUcior , copio-p os er major.

(t) îl fut prononcé lé Samedi 23. de Mats, dans une Assemblée des -Nations !r-près h Messe du St. Esprit.. V. d. Har. T. IV. p. 66.

( 1 ). Tarn effentialhun feu sormalium, quàm materialium atque fluentium,

(3) Gerson appelle néanmoins le Pape indes eâlibilem , inséparable, ce qu’il entenddu Parpe en général, dont l’Eglise ne peut pas manquer, & non de tel Pape enpar-ùcrdìei ». témoin son Traité de- iwsgribilijate Papa ab Rcdefui,-