DE CON S T A N CE. Lir. II. 3 r z;
qu'au contraire T Eglise n'est pas tellement liée par mariage avec le VPcaire de son Epoux (3) qu'ils nepuijsent se séparer . La cinquième, Quef Eglise, ou le Concile général qui la représente , est une réglé dirigée par leSt. Esprit, f donnée par J. C. afin que toute personne, de quelque or-dre ou état qu'elle puìstè être,sât-ce mime un Pape, l'écoute & lui obéis?se, à peine d'être regardé comme un Payen , f comme un Publicain.La sixième contient cette description d’un Concile Oecuménique :Vn Concile général est une Assemblée faite par une autorité légitime dansun certain lieu ,. f composée de toute la Hiérarchie de VEglise Catholi-que , pour traiter & pour régler utilement tout ce qui regarde le bon gou-vernement de l'Eglise dans la Foi if dans les Mœurs,fans qu'on en puisseexclure aucunfidèle qui requiere d'être écouté. La septième, spue lors-que VEglise ou le Concile général a ordonné quelque chose qui concerne legouvernement Ecclésiastique , le Pape n'esl pas tellement au-desus desLoix, quand même elles ne fer oient que positives (4), qu'il puise caser ouchanger à son gré ces Ordonnances. La huitième, spue bien que V Egli-se ou le Concile général ne puisse pas ôter la plénitude de la Puisante Pa-pale conférée sur naturellement par J. C. dans sa miséricorde , le Concilepeut pourtant en limiter l'usage sous certaines Réglés f Loix , pour P édi-fication de VEglise, h laquelle l'autorité du Pape , & de tout autre doitêtre destinée. Gerson -ajoûte que cette maxime est le fondement solidede toute Réformation Ecclésiastique. La neuvième, fisue l'Eglise , oule Concile, (s) a pu, f peut en plusieurs cas s'assembler sans un exprèsconsentement ou commandement du Pape , quand il feroit canoniquementélû, f qu'il vivroit régulièrement. Les cas où Gerson prétend que l’E-_glife est en droit de s’assembler fans le consentement du Pape, sont, sile Pape étant accusé & tiré en cause, pour écouter l’Eglise, il refuseopiniâtrément de Tasiembler. S’il s’agit de matières importantes,concernant le gouvernement de l’Eglise, ôt qui doivent être termi-nées par un Concile général que le Pape ne veuille pas convoquer. Siun Concile généras * ordonné qu’en tel tetns & en tel lieu on en as-'semblera un autre. Enfin dans un tems de Schisme & de concur-rence entre plusieurs Papes, La dixième proposition est, spve quandVEglise ou le Concile général a prescrit au Pape une certaine voie pourterminer le Schisme, il est obligé de Vaccepter ,& par conséquent de quit-ter le Pontificat , si cette voie lui est proposée, mais qu'il est doublementlouable, quand il V offre lui- même de son bon gré. L’onziéme proposi-tion , spue V Eglise, ou le Concile général, afin de parvenir'à une parfaiteUnion, doit principalement s'appliquer à extirper'les erreurs , f à corriger
(4) Par les Loix positives, il entend ce qui n'est pas de Droit naturel ou Divin com-me les Constitutions des Papes & les Canons des Conciles. '
(?) A pu Si c. Ceja regarde le Concile de Pise, qui ne fût assemblé que par lesCardinaux & malgré des deux Papes concurrens Et peut. Cela regarde Tétât nré-fent du Concile de Constance, depuis la fuite du Pape. *
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