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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. II. igr

La troisième, farce qu’ils s'ét oient rendus extrêmement fufpeéls en fui - 141?.

vant le Pape après fa fuite scandaleuse , fans en avoir la permission , cequi c fl une marque qu'ils l'approuvoient. La quatrième, situe ceux quiét oient revenus à Constance (st quelques-uns de ceux qui y étoient demeu-rez.. ayant soutenu publiquement que le Concile étoit dissous par V absencedu Pape , (st que ce ne pouvoit plus être qu'un Conciliabule , ils s'en é-toient exclus eux-mêmes par une déclaration fi erronée , puisque dans lescas de Schisme , le Concile est au-dessus du Pape (st des Cardinaux , (stqu'il relève de Dieu immédiatement. La cinquième enfin, que pendantqu'on ne supprimera point , pour un tems , les Dignitez de Pape (st deCardinal , il n'y a aucune puissance ni intelligence humaine , non pas mê-me toute celle du Concile , qui puisse venir à bout de la Réformation del'Eglise dans le Chef (st dans les Membres , par ce que le Pape ne man-quera jamais de créatures^par le moyen de fes réservations (st de fes grâcesexpeSlatives. Henri de Sponde , qui a rapporté ces mêmes Articles spond. ad &n.avec beaucoup d’indignarion, a conjeéhiré que n’étant partis que du 141$. n,XX?*-cerveau de quelque chicaneur ils furent sifflez par toute l’Asièmblée.

On ne fait pas en effet quelle fut la résolution du Concile là-dessus.

J’ai même beaucoup de penchant à croire que cette proposition fe fitdans quelque autre occasion, & que Gobelin Perfona s’est trompé pourla circonstance, Lc même pour le fonds, parce qu’il n’en est pointfait mention dans les Actes, à la réservé de ceux de Vienne. Ce suc.peut-être l’avis de quelque particulier qui put s’en ouvrir dans quel-que Conférence, mais il ne paroît point que le Concile ait jamais,eu intention d’exclure absolument les Cardinaux d’aucune délibéra-tion, comme ce Mémoire le prétend. On vouloit seulement qu'ils.n’eussent voix, qu’en qualité de Membres de leurs Nations, & non.comme Membres du College des Cardinaux. Quoiqu’il en soit, iLparaîtra tout à Pheure par le Mémoire que les Cardinaux présenterrent le lendemain, que celui du Prélat avoit fait du bruit, Lc qu’ils.en étoient allarmez.

XL. Benoit Gentien lut ensuite trois Lettres de l’Univer- Lettre de 1TJ-fíté de Paris, l’une à ses propres Députez, l’autre au Concile, Lc la P lve ríité detroisième à PEmpereur. Je donnerai ici trois de ces Lettres telles ^ is au Goh "que le Moine de St. Denys les a inférées dans son Histoire de Charles v.d.uar.T.ivVI. Lcque Mr. le Laboureur les a traduites, savoir les Lettres de PUni- ?. nu. ' 5versité au Concile, au Pape Lc à la Nation Italienne. Celle qui étoit.addresiee aux Députez de la Nation Gallicane avoir pour Suscrip-tion: Aux Venerables , (st. Doctes Personnes ., nos Fideles y (st bien-Ai-mez les Députez par nous envoyez, au Sacré General Concile de Constan-ce , & elle est conçue-en ces termes 5 Nous sommes fort touche^ Fene--râbles. Doéleurs , Lc très-chers Amis , (st nous ressentons une extrefme.douleur de la retraite de nostre très-Saint Seigneur ; néanmoins acceptantsles promestès qu'il a jurées , (st désirants d'èn poursuivre l'accomplisse-ments avec tout lefoin possible , nous lui efcnvons en la maniéré qui s'en-

L 3 ' yvû ,