14 r J.
(a) II. Tim*11 . 6 .
188 HISTOIRE DU CONCILE
>, reur, auquel cas il seroit permis de proceder fans son avis, Sc mé~5 , me contre son avis. Je mettrai ici en marge la réponse du Conci-„ le, parce que je ne l’entens pas bien (i).
„ 9• Comme c’est à l’Eglife Romaine qu’appartient le droit de„ reformer tous les Membres de l’Eglife Universelle, elle doit être„ écoutée avec respect dans un Concile Universel, lorsqu’il s’agit„ d’une Réformation générale, bien loin de l'en exclure; 6c ìl elt„ julte d’entendre en particulier chaque Etat que l’on veut reformer,„ Sc de lui donner communication des Jugemens qui le concernent.„ Ainsi, il n’y a rien de plus vain Sc de plus malséant que ce discours„ que quelques Peuples tiennent tout publiquement, Nous appelle-„ rons les Cardinaux quand il nous plaira , mais non lorsqu'U s'agira de„ les reformer , puisque c’est aux Cardinaux eux-mêmes à appeller. Sc,, à juger ceux qui parlent ainsi.
„ Le Concile répond, que ce langage n'efipoint main , parce qu'il„ s'agit du f ait des Cardinaux qui ont élu un Pape inhabile ou peu pro-„ pre à cette Dignité. D'ailleur s , le Pape étant accusé de quelques„ crimes , il est en obligation de se purger , à Vexemple de Léon IV",„ & d'autres anciens Evêques qui se sont justifiez devant les Empe-„ reursy les Rois & les Conciles Généraux.
„ io. Les Privilèges Sc les Libertez de l’Eglife Romaine étant„ fondez en partie fur le Droit Divin, Sc en partie fur le Droit Hu-„ main, Sc approuvé par la Coutume; le Concile Général ne fau-„ roit justement l’en priver, si ce n’est par l’autorité de cette Eglise,, ou par quelque raison, fondée fur le Droit humain.
„ Le Concile répond, qu’il est en droit d’en user comme il fait, Sc,, qu’on ne fait tort à personne quand on use de son Droit. On„ pourrait , dit-il aux Cardinaux, fort bien vous appliquer ce mot de St.„ Paul, que le Vigneron doit manger le premier du fruit deson travail (a);„ mais vous faites tout le contraire ; nous labourons , & vous voulez„ prendre les fruits de notre tr avais non seulement le s premiers , mais„ vous ne nous laissez pas même les derniers. Car en commençant depuis„ les premiers , vous vous étendez fi loin , qu'il semble que vous vouliez.„ tout usurper.
,, ii. Quand il s’agit, dans un Concile Général, des intérêts de„ l’Eglise Romaine, on n’y doit admettre, pour donner les fuffra-„ ges, que des personnes diícretes, éclairées, Sc bien versées dans le,, Droit divin Sc humain, autrement ce seroit juger, comme les a-„ veugles des couleurs.
„ Le Concile fépond, qu 'on doit croire que ceux . qui s'y trouvent
font
(i) Responsio 6oncii.ii. Nota, quod i/li duo artlculi, f:, Romana Ecclefa,Papa decsdente, z?c. Remaria Fcclefia tant a auttorïtatìs cfl , e?c. non proceìunt, nifisulì dìstinctione, front ìn freteedentibus taílum e? discujptm-ejl in glosellis.