Band 
Tome premier.
Seite
189
JPEG-Download
 

DË CONSTANCE. Liv. II.

189

3, sont tous de ce car altéré , ou que fi la science manque à quelques-uns , Mt?-„ leur zélé (fi leur pieté y suppléeront , car la science enfle & la chart-

„ té édifie (a). 7 xi/itsfS

XLII. Dans la sixième Session les Commissaires nommez pour contestations ’les matières de la foi avoient été chargez de les mettre en état d’être entrelesThéo-rapportées au Concile. L’ordre vouloit que l’on commençât par la Jogiens dudoctrine de Jean Wiclef , qui avoit donné lieu à celle Jean Hus ôc ur a

de Jerôme de Prague. Les Docteurs ayant donc examiné pendant concevoir lesplusieurs jours tous les Articles de Wiclef , il ne s’agissoit que de for- Décrets,mer le Décret de leur condamnation. Mais il arriva la-dessus entre [?‘ v Avril &les Théologiens une nouvelle contestation, qui, jointe à d’autres af-faires, retarda apparemment la Session septième jufqu’au deuxièmede Mai. II s’agissoit de savoir, si la doctrine de Wiclef seroit con-damnée au nom du Pape, en ces termes, Nous , tel Pape , par l'ap-probation du Concile condamnons &c. ou si elle seroit condamnée seule- v. d. l’ard. t.ment au nom du Concile sans parler du Pape,en ces mots, Le Concile iv. p. 130.condamne &c. Dans une Assemblée de Docteurs qui fe tint là-dessus,le Cardinal de Cambrai soutint qu’il falloit condamner la doctrine deWiclef au nom du Concile seulement, sans faire aucune mention duPape, parce que le Concile est au-dessus du Pape, qui ne fait lui-même qu’une partie du Concile. Mais de quarante Docteurs qu’il yavoit dans cette Assemblée , il ne s’en trouva que douze qui fusièntlà-dessus du sentiment de ce Prélat. Tous les autres soutinrent quele Concile n’ayant nulle autorité que par le Pape, qui en est le Chef,c’est le Pape qui doit prononcer définitivement, & qui doit par con-séquent être nommé à la tête des Décrets, fans faire aucune mentiondu Concile que pour exprimer son approbation. Pierre cìAilli , sansfe mettre en peine de cette opposition, défendit vigoureusement sathèse, & alla même jusqu’àdire, que le Concile étoit tellement au-des-sus du Pape qu'il pouvait le déposer. Les Théologiens, qui n’étoient pasde son sentiment, ne manquèrent pas d’en donner avis à Jean XXIII.

Mais dès que Pierre d'Ailli en fut informé, il lui écrivit à lui-même,qu’il rendroit raison de sa conduite & de son sentiment aux Cardinaux& aux Théologiens assemblez en Concile.

XLIII. C’est ce qu’il fit par le Mémoire suivant, qui est: inférédans le Traité qu’il composa à Constance, touchant Vautorité du Con-cile sur le Pape ,

&

ou

il soutint son sentiment par ces

Mémoire delierre d’Ailli,,V. d. Ha,. T, Fl.

raisons, p. 60. & op-

Ì1

ÍJ

»

1. Que plusieurs Décrets des Conciles, & mcme plusieurs Papes Ge r í° n -Part.iufe font exprimez de cette maniéré, le Concile ordonne ou définit ,té~ 9S °'moin le Concile de Jérusalem qui parle de la part de l’Assemblée,

& non de la part de St. Pierre en particulier. 2. Que le PapeGrégoire ayant dit qu’il veneroit les quatre Conciles Généraux,comme les quatre Evangiles, par cette raison qu’ils ont été établispar un consentement universel, il s’ensuit assez évidemment de làque c’est aux Conciles Oecuméniques à décider fur les matières de

Aa z „ k

33