I4IJ.
ipo HISTOIRE DU CONCILE
„ la Foi. z. Que l’autorité du Concile par-dessusle Pape a lieu fur5, tout dans les cas ou il s’agit de juger entre des Papes concurrens,Dans le cin- „ comme cela arriva dans le Schisme de Symmaque 6c de Laurent ouqmérae Siecle. }j j es Evêques assembler par Theodoric^ parlent au nom du Concile, 6c„ point au nom d u Pape. 4. Que c’est une erreur,ôt même,selon quel-„ ques-uns, une Hérésie, de soutenir, comme font quelques-uns,„ que le Concile n’a aucune autorité par lui-même, mais seulement3, par le Pape qui en est le Chef, parce qu’il s’ensuivroit de là que3, le Concile de Pise n’auroit point eu d’autorité, n’ayant été aíîem-3, Wé par aucun Pape, 6c que par conséquent Jean XXIII. auroit été3, mal élû puis qu’il avoit succédé à Alexandre V. élû par ce Con-3, cile. y. Que le même Concile a bien été au-dessus du Pape,puis-3, qu’il en a déposé deux, 6c que tout autre Concile Général en peut„ user de même. 6. Que le Concile avec le Pape, lors qu’il y est„ présent, ne faisant qu’un seul 6c même Corps mystique dont le3, Pape est la tête, on ne peut pas dire qu’un seul Membre ait plus,, d’autorité que tout le Corps. 7. Qu’enfin on peut conclure de là„ combien est fausse l’opinion.de quelques Jurisconsultes qui préten-5, dent, qu'il n'y a que le Pape qui ait le Droit de décider dans un Con-„ cile , que le Concile n'a que celui de conseiller , que le Pape peut ne pas3, suivre lavis ou la délibération du Concile , au lieu qu'il s'en faut tenir3, au sentiment du Pape , quand même ilseroit opposé à celui du Concile.,, Pour montrer la fausseté de cette opinion, le Cardinal soutient que„ l’Eglise Universelle,& par conséquent le Concile,qui la représen-„ te, a reçû de J. C. 6c non du Pape le privilège de ne pouvoir„ errer dans la Foi, privilège que le Pape n’a point puisqu’il peut
CardinauxDéputez àJean XXIII.
19. d’Avril.V. d. Hard.T.ir.p 139.
3, errer.
XLIV. Ce fut ce même jour 19. d’Avril que les Cardinaux deSt. Marc 6c de Florence avec les Députez des Nations se disposent àaller trouver le Pape, on s’assembla pour leur donner leurs dernieresinstructions. Outre les ordres qu’ils avoient d’exiger de lui dans uncertain terme une Procuration,au gré du Concile, ils en reçurentencore de fort précis fur la conduite qu’ils auroient à tenir dans cettenégotiation. Car ils ne dévoient point parler séparément à JeanXXIls mais toujours tous ensemble, ni traiter avec lui, directementou indirectement,d’aucune autre assure que de. celle dont on les char-geoit, jusqu’à ce qu’ils en eussent rendu compte eux-mêmes, cequ’on leur ordonnoit de faire dans douze jours, au bout desquels,s’ils ne revenoient pas, on leur déclare qu’íls se doivent tenir pourrappeliez. Je ne fai s’ils ne firent rien contre leurs ordres en se char-geant d’un Mémoire particulier que le Patriarche d’Antioche addres-
foit
(1) D ecret.l.Pars Distinct iz. Cap. II. Cette Lettre est supposée dc l'aveu de toutle monde. Voyez Etend. Epst. Pont. Cens. p. 138.146.
(z) Distinct, xix. Cap. vil. 11 faut renjarquer que dans cette Lettre il ne s’agif
point