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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. II. tpr

soit au Pape, & où il soûtenoit ces deux thèses; L’une, que le Pa- 141?.'pe est supérieur au Concile , l’autre, qu 'on doit former le s Décrets aunom du Pape , non pas au nom du Concile.

XLV. A fi n que le Lecteur soit en état de juger de cette con- Mémoire dutroverse, il faut rapporter les raisons du Patriarche d’Antioche,com-me j’ai fait celles du Cardinal de Cambrai. La premiere question pour ] a f U p e .étoit donc de lavoir,^ un Pape Catholique est sujet à un ConcileGéné - riorité du Pa-ral. Le Patriarche soutient la négative de toute sa force, par plu- P e -^sieurs argumens qui font tous tirez du nouveau Droit Canon. Le pre- È

mier est pris d’une Lettre (1) attribuée à Anaclet qui se trouve dans p. 64.le Corps du Droit, où l’on fait dire à ce Pape, que ìEglise Romainea reçu la Primauté sur toutes les Eglises & fur tout le Peuple Chrétien ,non des Apôtres, mais de J. C. lui-même ; d’une autre Lettre (z) que lePape Léon L doit avoir écrite en 44p. aux Evêques de la ProvinceViennoise sur les démêlez de l’Evêque d 'Arles avec les Evêques decette Province, où ce Pape dit, que lapuìs'ance que j. C. a donnée auCorps myftìque de VEglise résidé tellement en St. Pierre que c'eft par luiqu'elle se répand dans tout le Corps, & enfin d’une Lettre du Pape Ni-colas II, ou plutôt de Pierre Damien , écrite environ l’an 1060, oùce Pape * condamne comme des Hérétiques ceux qui poudroient ôter * DlflinH.xxu,à l'Eglise Romaine la primauté qui lui a été donnée par J. C. Sur quoi i.le Patriarche d’Antioche avertit ceux qui soutiennent la supérioritédu Concile par-dessus le Pape, de prendre bien garde de ne pas en-courir ce jugement du Pape Nicolas, n'y ayant, dit-il, aucun témoi-gnage authentique qui fasse voir que jamais St. Pierre ou aucun de sesSuccesseurs ait donné quelque supériorité à un Concile Général par dessusle Pape. Le second argument du Patriarche est fondé, fur la plénitu-de de la puisante du Pape, qui ne convient qu’à lui seul, les autresEglises ne faisant que partager ses foins, fans avoir aucune part à cet-te pleine puisiànce, selon la décision de Grégoire IV. dans une Let-tre j"addressée à toutes les Eglises de la Chrétienté; fur la nullité d'un t En 8;z.Concile, qui n’est pas assemblé par le Pape *, lequel donne l’autorité clusati^usJK.au Concile, bien loin de la recevoir de lui. II allégué encore cette vi.iiiul.ue-maxime du Droit Canon, f j sue le Pape juge tout le monde sans qu'on c s et -puijse appeller de son jugement , C? qu'il ne peut être jugé que de Dieu ^^xvT/"seul. Ce qui est si véritable, à ce que prétend le Patriarche, après j" uecret.Pas.JBonìface le Martyr,, * que quand le Pape envoyeroit en foule les Hom- n. Causa ix.mes en enfer, il n'y a que Dieu qui puise lui en demander compte, par-ce que le Pape ne peut être jugé de personne, à moins qu'il n'erre dans la capívufoi. Après avoir ouï le Patriarche d’Antioche fur la premiere ques-tion

point deFautorité dn Pape par rapport au Concile, ou de celle du Concile par rap-port au Pape, mais'de la soûmifïïon que tous les Evêques particuliers doivent a-voir pour les jugemens du Pape dans les differens qu’ils ont entre eux. Voyez Lettr..de Léon , Lett, 80,. selon l’ancienne Edition e? 10. suivant celle du P. Qucsnel,