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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. II. rrr

tne'él. A toutes ces autoritez on ajoûte celle de St. Augustin , qui ditdans une Lettre à un Evêque nommé Bonisace , que ce qu’ils possè-dent au-delà du nécessaire appartient aux pauvres, & enfin on con-clut que cet Article de Wiclef n’est propre qu’à inciter les Séculiers às’emparc r des biens des Ecclésiastiques. Dans h grande Sentence d'ex-communication expliquée par Wiclef, Sc dans d’autrcs Ouvrages, ilréduit son sentiment là-dessus à ces Chefs, i.Que les Dixmes ne sontpas de Droit Divin, puis qu’il ne paroît point dans l’Evangile, queJ. C. les aît payées, ni qu’il ait ordonné de les payer.

z. Dans ses plaintes au Roi, Sc au Parlement, il demandoit queles Dixmes Sc les Offrandes luisent données, comme auparavant,à d’honnêtes Sc à d’habiles personnages (z), Sc quelles ne fussentpoint extorquées par force, Sc par excommunication.

z. II déíaprouvoit que les Peuples fusiènt tellement opprimez,pour servir au luxe d’un Prêtre, qu’ils ne pouvoient entretenir leursfamilles, ni secourir les pauvres.

4. Que comme le Peuple ne payoit les Dixmes, que pour êtreinstruit dans la Parole de Dieu, il y avoit bien des cas, où, selon lesLoix Divines, Sc humaines, le Peuple pouvoit refuser de les payer,Sc que les Curez sont plus maudits de Dieu, en refusant d’enleignerpar leur prédication Sc par leur exemple, que le Peuple, en leurrefusant les Dixmes, quand ils ne font pas bien leur devoir. Au reste,il ne contestoit point qu’il ne fût raisonnable, qu’un bon Prêtre eûtdequoi s’entretenir honnêtement, Sc même au delà du nécessaire, Scil blâme l’appropriation des Eglises Paroissiales, à des Monastères ri-ches, qui prennent tout le profit pour eux, ne mettant dans cesEglises que quelque ignorant, à qui ils donnent fort peu dechose.

Art. XT. Jlucun Prélat ne doit excommunier personne , s'ilnesaitque cette personne-là est excommuniée de Dieu , C? celui qui excommuniehors de ce cas denient par là Hérétique , ou excommunié lui-mème. Dansla courte Censure on déclare que cet Article est téméraire Sc scanda-leux, qu’il va à troubler la paix de l’Eglisc, Lc à anéantir les peinesEcclésiastiques, mais il est noté d’Héresie dans la Condamnation plusétendue. Cette condamnation est fondée fur ces raisons. La premiè-re, que J. C. n’a pas dit, vous lierez fur la terre tout ce que vous sau-rez avoir'été lié dans le Clef mais au contraire, tout ce que vous aurezlié fur U terre fera lié dans k Ciel. D’où il est clair, selon les Docteursdu Concile, que la Sentence du Ciel ne précede pas,mais qu’elle fuitcelle de l’Eglise j ce que l’on confirme par l’autorité de Hugues deSt. Fiàor ì Moine du douzième siécle. La seconde, que n’y ayantpersonne à qui Dieu aît révélé, si un homme est excommunié , ou

s’il

(,i) Cest un trait contre les Moines Mendiants qu’il ne croyoit pas tels. Villa.

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