ut HISTOIRE DU CONCILE
I4I S* s’il ne Test pas, il s’ensuivroit que l’excommunication ne seroit jamaislégitime, ce qui est contre l’autorité que J. C. a donnée à l’Eglise.La troisième, que quand un Prélat ou un Prêtre a pris toutes lesprécautions possibles pour n’être point trompé, & qu’il exerce sonautorité en bonne conscience, il est entierement disculpé, s’il se trom-pe dans les jugemens qu’il porte. St que son excommunication estaussi valable,que le Baptême administré par un Prêtre yvre,adultère,ou homicide.
Art. Xís. Celui qui excommunie un Ecclésiastique farce qu'il en aappelle au Roi , ou à son Conseil , se rend coupable de trahison envers leRoi. Les Docteurs trouvent cet Article faux, pervers, & scandaleux.La raison en est, que Dieu a donné l’autorité spirituelle aux Evê-ques, & qu’à cet égard ils ne font point soumis aux Rois St aux Prin-ces, ni à aucune Puissance Séculière, parce que, selon St. Paul&Wt-gué sur cette matière, par Hugues de St. Viétor , Sc par Alexandre deHales,T homme spirituel juge toutes choses,& il n'eft jugé de personne ^i)-Ainsi un Ecclésiastique condamné par son Prélat ordinaire, peut bienappeller de son jugement à celui d’un Ecclésiastique, supérieur, maisnon pas à un Tribunal Séculier, parce que ce seroit appeller du Superrieur à rinsesieur. D’où il suit que son Prélat est en droit, en cecas, de l’excommunier comme rebelle, fans pouvoir être accusé lui-même d’aucune trahison envers les Puissances Séculières.
Art. XIII. Ceux qui cessant de prêcher ou d.'entendre la Parole deDieu à cause de T excommunication des hommes font excommuniez en effet ,& seront regardez, comme des traîtres envers J. C. aujour du jugement-.L’Ariicle est jugé faux, téméraire, contre les Bonnes mœurs, inju-rieux St scandaleux,parce qu’il y a des occasions,où un Prélat est endroit de défendre, fous peine d’excommunication,à un Prêtre de prê-cher, & à un Laïque d’entendre le Prédicateur, fur tout quand il s’a-git de quelque doctrine erronée, dont il est accusé. Alors le Prêtren'est pas excommunié quand il ceflè de prêcher, ni le Laïque quine va pas Pentendre, parce que l’un & l’autre est obligé d’obéïr àses légitimés Supérieurs, comme cela paroi t. par Matth. xxli t, 3.jtíî.-xri. Hebr.xi 11,17. ct par l’exemple de St. Paul ôt de Silas, à qui le St.Esprit défendit de prêcher la Parole de Dieu en Asie.
Art. XIV. Tous les Moines Mendiants font Hérétiques , U ceuxqui leur donnent Vaumône font-excommuniez. Cet Article me paroîtpas dans !a Condamnation plus étendue, mais dans la courte Cen-sure; il est déclaré hérétique & scandaleux , parce qu’il s’ensui-vroit Je là que. les Apôtres, &J.C. lui-même auroient été Héréti-ques, puis qu'ils ont été mendiants. Ce que l’on prétend prouver parces paroles du Pseaume. xxxix..selon la Vulgate, Je suis pauvre £5?
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(t) 1 Cor. U vs. if. Je traduis ce passage selon la Vulgate qu'ont suivi le ConcileSc-ks-deui Scholastiques-nommez,doot l’un.étoit du XII. & i’autredu Xllssfieole.