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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Lrv. II. n s

Vie Monastique. Enfin pour réfuter cet Article les Docteurs soû- 14,5.tiennent qu’ils n’ont pas besoin d’autre argument, que de celui del’autorité de sEglise Romaine, qui a approuvé toutes ces Reli-gions.

Art. XXII. Les Saints qui ont institué de pareilles Religions ontpéché en les instituant. On déclare cette proposition fausse, erronée,hérétique, & scandaleuse par les mêmes raisons que ci-dessus ; austìbien que la XXIII. conçue en ces termes : fous ceux qui vivent enreligion n'appartiennent point à la Religion Chrétienne.

Art. XXIV. Les Moines doivent gagner leur vie par le travail deleurs mains , & non par la mendicité. La proposition est jugée fausse,téméraire & erronée. La raison en est, que sur ce passage de J. C.les oiseaux du Ciel ne moissonnent ni ne filent, la Glose dit, que les Saintsfont justement comparez à des oiseaux parce qu’ils volent vers le Ciel,

Sc que quelques-uns sont^ tellement éloignez du monde, qu’ils y vi-vent dans une entiere inaction. On ajoute à cela quelques Décréta-is qui autorisent les Moines à mendier.

Art. XXV. sous ceux-là font Simoniaques qui s'engagent à prierpour les autres , lorsqu'ils en font assistez dans ce qui regarde le temporel.

Elle est jugée fausiè, téméraire, contre les bonnes mœurs, 6c héré-tique 1. parce qu’elle est contre la charité Se contre la reconnoissan-ee : 2. parce que l’Ouvrier est digne de son salaire, Sc que J. C. a

promis de récompenser magnifiquement celui qui lui donneroit seule-ment un verre d’eau froide : 3. qu’il n’y a rien de Simoniaque dans

ces engagemens pourvu qu’on observe la maxime de St. Augustin ,fisc'il faut manger , afin de pouvoir prêcher , ifi non pas prêcher dans lavue d'avoir dequoi manger.

A b t. XXVI. La priere d'un réprouvé ne peut servir de rien. Cet VrasmÚArticle est jugé faux Sc erroné, par la courte Censure : mais la Con-damnation étendue le déclare hérétique , si on le prend générale-ment, Sc fans exception. Pour rendre raison de ce jugement onsuppose qu’un réprouvée, eut faire des actions méritoires, Sc qui mê-me le rendroient digne du salut éternel, s’il ne perdoit pas la grâceen tombant ensuite dans quelque péché mortel, Sc en mourant dansl’impénitence. Sur ce pied-là on soutient que la priere d’un réprou-vé, pouvant être faite avec charité Sc avec humilité, peut être parconséquent efficace. II est vrai, que cette proposition est prouvéepar un passage de s Ecriture, qui ne paroîtra peut-être pas fort déci-sif à tout le monde; c’est celui de la Parabole où un Maître remet la Matth.xem.dette à son Serviteur infideile, parce qu’il l’en pria humblement. Jcne íai si on s’accommodera mieux du raisonnement qu’on ajoute à cepasiàge ; c’est que si l’épée d’un Empereur ou d’un Roi réprouvé

n’est

tres par Bannius , par Bellarmin , par Mtûmbour*,, & par k Pere Dom Denys dtSu, Marthe.