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iió HISTOIRE DU CONCILE
n’est pas inutile, parce qu’il ne la porte pas fans cause , à plus forte rai-son la priere d’un réprouvé ne l’est-elle pas, quand elle eít faite aveccharité. Les réflexions précédentes regardent les prières des réprou-vez en général. La Condamnation parle eníuite de celle des Prêtresqui peuvent être réprouvez, fur quoi on dit que l’Eglise ne seroitjamais afl'ûrée de l’essicace d’aucune des prières que les Prêtres fontpour elle, puis qu’il n’y a point de révélation qui fasse discerner ceuxqui ne sont pas réprouvez, d’avec ceux qui le font. On allégué là-deflus St. Augufiin , qui dit que les prières faites par les mauvaisPrêtres ne laiflènt pas d’être exaucées, à cause de la dévotion duPeuple.
Art. XXVII. soutes choses arrivent par une nécessité absolue. Laproposition est déclarée fausse Sc téméraire dans la courte Censure ,par ces raisons : i. Parce qu’il s’enfuivroit de là que les commande-mens, les exhortations, Sc les conseils feroient absolument inutiles,puisque personne ne s’avise d’exhorter le Soleil à se lever, Sc la Pluieà tomber i ces choses arrivant nécessairement selon le cours de la Na-ture. z. Parce que cette opinion détruit toute forte de vice & devertu dans le monde; personne ne pouvant être ni loué ni blâmé,dece qu’il n’a frit que par une nécessité inévitable. . Mais la Condam-nation étendue s’exprime beaucoup plus fortement contre cet Article■de la nécessité absolue de tous les événemens. Elle déclare que c’estnon-seulement une Hérésie très-dangereuse, mais l’Hérésie des Hé-résies, l’errcur des erreurs, Sc la mère des Vices; q u'elle est contrel’Ecriture, contre la Raison, contre PExperience; ÔC que ceux quila soutiennent ne méritent pas d’être réfutez par des raisons, maispar des coups Sc des supplices dont ils ne pourroient pas se plaindre,parce qu’ils leur feroient infligez par une nécessité absolue. On allé-gué ensuite plusieurs passages de l’Ecriture pour prouver qu’il y a desévénemens contingens, c’est-à-dire, des choses qui peuvent arriver,ou n’arriver pas ; Sc on réfute les raisons & les autoritez dont seservoient ceux du sentiment contraire pour soûtenir leur hypo-thèse.
A r t. XXVIII. La Confirmation clés jeunes gens , l'Ordination desEcclésiastiques , la Consécration des lieux Saints , n'ont été reservez auxPapes ïfi aux Evêques que par avarice , & par ambition. Cet Articleest déclaré injurieux Sc erroné; injurieux,parce que c’est medire desPiélats, contre le commandement de Dieu, Exocl. XXII, z8 ; erroné,parce qu’il paraît par A 5 t. VIII, 14. if. 16. 17. que les Apôtres, àqui les Evêques ont succédé , avoient ce privilège particulier de don-ner l’impolrion des mains, Sc le St. Esprit, à ceux qui avoient été■baptisez, ce que le Concile prend pour la Confirmation. A l’égard
de
(O ln baptiz,ationt cria:a gratin Baptifmath , in Pcenitentia mata gratin remijftonispucttíomm ,in Eutbariftia, cor pas fanguis Christ mat* gratta unionis cum corjie-
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