Band 
Tome premier.
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222
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04r;.

‘(a) F ascic. à.exptt. vrfug.Ortb. Grat.fol.96.133.

(b) Fol.IX, a.

LLL HISTOIRE DU C ON CELE

dans l’Appendice de Henri Warthon , à l’Histoire literaire des Ecri-vains Ecclésiastiques de Guillaume Cave, 6c dans la Vie de Wiclef parMr. Lewis. Mais de tous les Ouvrages de Wiclef 'ú semble , quele plus important ait été son Trialogue. C’est de là principalement,que furent tirez les motifs de fa condamnation en Angleterre, à Ro-me 6c à Constance. C’est cette méme Piece qu’un Moine Francis-cain nommé Guillaume Wìdefort réfuta dans un Ouvrage dédié à Tho-mas Arondel, Archevêque de Cantorberi, comme cela paroît par laDédicacé, 6c par ces paroles qui finissent le Traité, (a) Fin du Trai-té de Maître Guillaume Widefort de VOrdre des Freres Mineur s ^con-tre les erreurs du Trialogue , condamné an Concile Provincial de Lon-dres, fous Thomas Arondel à Cantorberi 1396. II ne paroît pas quecet Ouvrage ait été imprimé en Angleterre, 6c même, Lion le té-moignage de Warthon , il n’y en a qu’un seul Exemplaire manuscritdans le College de la Trinité à Cambrige. II l’a été en ipzp. dansquelque Ville d'Allemagne qui n’est pas nommée , 6c j’en ai heureu-sement trouvé un Exemplaire dans la Bibliothèque de l’Université deFrancfort fur l’Oder. Il porte ce titre : Les quatre Livres des Dia-logues du très-pieux Jean Wiclef, dont le premier traite de la Divini-té, & des Idées -, le second de la Création du Monde-, le troisième desVertus & des Vices j le quatrième des Sacremens de 7 ’ Eglise Romaine -,de sa pernicieuse dotation , du Régné de T Antéchrist, de V origine fraudu-leuse, (s de rhypocrisie des Moines Mendiants (Fratrum) ou l'on touchenaïvement plusieurs choses très-dignes d'être sués, dans notre Siecle.C'est afin de les trouver plus facilement qu'on a donné un Indice & UnSommaire des Chapitres. L'an ipzp. A l’égard du titre de Trialogue ,qu’on a auffi donné à ses Dialogues, il en rend lui-même la raison àla tête de son Ouvrage. C’est, que comme on prend plus de plaisir à-lire un Traité, ou il y a des Interlocuteurs, qui parlent entr'eux, qu'unTraité de fuite, il a introduit trois personnages, savoir, la Vérité quireprésente le Théologien solide, le Mensonge qui représente ! Infidèle, &le Sophiste, & la Prudence (Phronesis ) qui décide comme un Théolo-gien subtil, & consommé. Ce Livre, r.u reste, tient tout-à-fait dela barbarie de son Siecle. C’est presque par tout, une MétaphysiqueScholastique,qui jointe à quantité de fautes d’impreffion en rend ungrand nombre d’endroits inintelligibles. Les trois premiers Livresn’ont rien de singulier , à la réserve de quelques traits assez hardis,pour ce tems-là. Par exemple, au Chapitre Vl. du Livre premier,il avance cette proposition, en parlant du mystère de la Trinité : IIy en a, qui sont dans cette erreur extravagante, fur cette matière, que■la lumière de la Foi est contraire à la lumière naturelle, & qu'ains, cequi paroît impossible par la lumière naturelle, doit être crû nécessairement,par la lumière de la Foi : mais la vérité est , qu'un tel aveuglement n estpoint la lumière naturelle, & que ce n'est que pures ténèbres , par ce queces deux lumières ne font point opposées (b). Au même Livre Ch. X I.