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Tome premier.
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DE CONSTANCE. L iv. ïí: rrz

ou il traite des limites de nos idées y parlant, par occasion, de la Doc- - 14 ftrine de l’Eucharistie telle qu’on l’enfeignoit dans l’Eglisc Romaine,voici ce qu’il dit : Ils disent que ! Hostie consacrée est un accident sanssujetcependant.c'est ce qu'ils ne saur oient entendre. Ainsi ils affirmentce qu'ils ne comprenent point , b ce que Dieu même ne leur sauroit en-seigner i , d'ou il. est clair que leur opinion est fausse y (st pleine d'ignorance 9par ce que Dieu enseigne toute vérités & qu'il n'enseigne que les vérités , ^

qu'il entend y (st qu'il peut faire entendre aux autres (a). à

Au Liyre III. Ch. VII. où il s’agit de la matière de k Grâce, ilsoutient, que les Prélats qui accordent indifféremment (eommuniter)des Indulgences y blasphèment contre la Sageffe de Dieu , par ce que par-cupidité ils prétendent follement d'entendre une matière y qu'ils n'enten-dent pas. C’est-à-dire, selon les principes qu’il avoir établis, qu’ils.ne savent pas, si un homme est élû , ou s’il est réprouvé, s’il estvraiment contrit, ou s’il ne l’est qu’en apparence. Dans le mêmeChapitre, il dit, que l’erreur de l’Eucharistie s’étant introduite, dès ■que Satan fut relâché, entraîna le Monde en plusieurs autres héré-sies. Ces Simoniaques grossiers y dit-il, s’imaginent que la Grâce se vendy.,

(st s'achete y comme on achète un Bœuf y ou un- Ane.

Le Chapitre huitième a ,pour titre, que tout arrive par unenêceffi--té absolue. On lui objectoit là-dessus, qu’il s’enfuivroit delà, qu’iln’est pas au pouvoir de Dieu de sauver un réprouvé. II paroît quel’objection l’embarasle, & il n’est pas trop ailé d’entendre commentil s’en tire. Mais voici de quelle maniéré il débute : „ Dans cette„ matière, dit-il, je me fers des termes dont se sont servis les An-„ ciens fondez fur de bonnes raisons, & fur l’Ecriture. Mais les •

„ Modernes qui forgent des termes à leur fantaisie ( baptizant termi -„ nos secundum sua arbitria ) n’ont point d’autre argument de ce„ qu’ils avancent que celui-ci, qui en trompe plusieurs : La Cour,, de Rome. (st les Doëleurs qu'elle approuve parlent ainsi y donccela :

„ est vrai.

11 y a bien des choses remarquables dans le Chapitre trentième dece même Livre. II roule principalement fur l’abus de l’invocationdes Saints, uniquement fondée, selon lui, fur les nouvelles Tradi-tions. C’est ce qui fait qu’il établit d’abord pour principe, que l'au-torité de l'Ecriture Sainte qui est la Loi de J. C. y surpasse infinimenttoute autre Ecriture quelqu'authentique qu'elle paroisèyparce que l'autori- -té de J. C. est infiniment au-deffas de Vautorité de tous les hommes ..

Principe qu’il étend davantage dans le Chapitre suivant, où il *ditque l’autorité de l’Ecriture Sainte est independante de toute autreautorité, & qu’elle est préférable à tout autre Ecriture, mais fur touta-celle des Livres de l’Eglise Romaine, des nouveaux Docteurs, &;des Bulles des Papes.. D’où.il conclut, qu’il ne faut louer les Saints,.,ni de l’Ancien ni du Nouveau Testament, qu’autant qu’iîs ont imi-té J. C., & qu’iis se sont conformez, à sa Loi.. n . C’est pourquoi,.,