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Tome premier.
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(a) Lib, IV.Cap. I. Fol. C

ii4 HISTOIRE DU CONCILE

„ dit-il, notre Eglise (l’Eglise Anglicane) a cette coutume , très»„ raisonnable, que lors qu’on prie quelque Saint que ce soit, leDis-„ cours s’addresiè à J. C. directement, 6c non principalement aux„ Saints, 6c que la solemnité ou la festivité de ce jour est; nulle, si„ elle ne tend à magnifier J. C. & à lë faire aimer. D’où l’on con-„ clut que si les solemnisations des Saints s’éloignent de ce but, elles,, ont la cupidité, ou quelqu’autre péché pour motif. Ce qui fait,, croire à plusieurs qu’on devroit abolir toutes ces Fêtes des Saints,,, pour ne célébrer que celle de J. C. parce qu’alors la mémoire de„ J. C. feroit toujours récente, 6c que la dévotion du Peuple ne

,, feroit pas partagée entre J. C. Lc ses Membres.En effet

„ il y a, continue-t-il, de gens, qui croyent probablement qu’il se-„ roit expédient que les hommes n’adoraífent que J. C., parce qu’é-„ tant le meilleur Intercesseur Lc le meilleur Médiateur ce feroit une

„ grande folie de s’addreífer à d’autres.d’autant plus que

„ la cupidité, & l’affection personnelle d’une Eglise augmentant tous„ les jours, il peut arriver que la dévotion en reçoive une grande al-„ teration, Lc que même on adore, Lc on serve un Diable canonizé,

,, comme un Saint ..Que chaque fidèle cherche la rai-

,, son pourquoi tant d’Eglises particulières vont à la Cour de Rome,„ avec tant de peines Lc de dépenses pour faire canoniser quelqu’un„ de leurs Freres,on la trouvera dans la cupidité, Lc dans Pignoran-„ ce de la vraye Foi. Y a-t-il quelqu’un qui choisît un boufon du,, Roi, pour être son Médiateur auprès de lui. Les Saints à la ve-„ rité ne font pas des boufons dans le Ciel, mais ils font moins en,, comparaison de/. C. qu’un boufon en comparaison du Roi.

Le Livre quatrième est le plus Théologique, Lc donna le plus dcprise aux adversaires de Wiclef. II y traite des Sacremens , 6c il nerefuse pas d’admettre les cinq, que l’Eglise Romaine a ajoûtés auxdeux, qui font de l’institution de J. C. Entende qui pourra ces paro-les Latines. Nec didici picacias , ex quibus picaciis adjeílis , hoc nomenSacramentum lìmitari debet univoce ad hœc feptem (a).

11 commence son Traité des Sacremens, par l’Eucharistie qu’ilappelle le pénultième Sacrement , comme par le plus vénérable, lcmieux fondé dans P Ecriture, Lc celui fur lequel il y a, dit-il, au-jourd’hui plus de difficultez, 6c de controverses (est dijfenfio brigosa.)Le premier Chapitre traite de l’Eucharistie en général, Lc voici,quels font ses principes fur cette matière, i. Que selon le témoigna-ge des Sens le Pain,6c le Vin,consacrez fur l’Autel, par le Prêtre,Lc que l’on croit vulgairement être le Corps, Lc le Sang de J. C. de-meure Pain, Lc Vin, après la consécration, i. Que ce Corps blancLc rond, que le Prêtre mange, après l’avoir rompu, n’est pas diffè-rent d’une Hostie, non consacrée, 6c qu’il est sujet aux mêmes chan-

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(>) II allègue ki la rétractation de Bmnger, parce que ce dernier avoir soûtenm

que