DE CONSTANCE. Liv. II. zz?
gemens, comme à être rongé par lès Rats, & à se pourrir avec lerems. z- Qu’il y a des Hérétiques modernes, qui pour éviter lesinconveniens, qui suivent de leur erreur surl’Eucharistie, disent quel’Hostie consacrée n’est pas un Sacrement, mais une chose réelle,quoi qu’elle soit appellée Sacrement, 6c non chose (rem) dans lesprières de l’Eglisc, 6c dans les Bulles ou Constitutions des Papes.4. Que dans l’Eucharistie, comme en tout autre Sacrement, il y aune triple distinótion. 1. Le Sacrement & la chose ( Sacramentum 6cres.) z. La chose (3 non le Sacrements (res ÔC non Sacramentum.)z. Le Sacrement (3 non la chose, (Sacramentum 6c non res). Le Sacre-ment & la choie, c’est, selon lui, le Corps du Seigneur qui est en haut.II s’appelle Sacrement , parce que c’eít le signe sensible de l’ame dela Divinité, êc de la grâce de J. C., 5 c lorsqu’il est représenté parl’Hostie consacrée, il est la choie signifiée par ce signe c’est-à-dire,!eCorps naturel de Christ. A l’égard de la chose sensible, qu’on ap-pelle communément, le pain sacré, elle s’appelle Sacrement , 6c nonchose, non, que ce ne soit pas quelque chose,puilque c’est une cho-se assez sensible, comme on le voit, mais parce que ce n’est pas lachose signifiée par le signe sensible qui s’offre aux yeux, c’est-à-di-re , que ce n’est pas le Corps naturel de J. C. La chose Í 3 non le Sa-crement, c’est l’union de J. C. avec son Eglise, qui est efficacementreprésentée par le Sacrement, ou le signe sensible. Après avoir éta-bli ces principes, il s’exprime en termes très-forts, il seroitàsouhait-ter qu’ils fussent aussi clairs, fur les diverses erreurs qui se font glis-sées dans l’Eglise, après le rélâchement de Satan. Lee uns, dit-il, pré-tendent que c'est un accident fans sujet, les autres que ce n'est rien, par-ce que c'est Vassemblage de plusieurs accidens , d'un genre diffèrent. 11témoigne avoir vigoureusement combattu ces erreurs tant dans , 1 ’A-cademie, que devant le Peuple, parce que de toutes les hérésies,^uise font multipliées dans l’Eglise, il n’en trouve aucune qui aît étéplus frauduleusement introduite, par les hypocrites, 6c qui aît plusséduit les Peuples. Cette hérésie, dit-il, dépouille le Peuple, (3 lésaittomber dans Vidolâtrie, elle renie la Foi de VEcriture, (3 par une telleinfidélité, elle provoque la juste colere de la Vérité.
11 scroit fort expédient, dit-il, que l’Eglise Universelle fît atten-,, tion' à ce point, 6c qu’elle prît un grand soin de montrer ce que,, l’Ecriture veut que l’on croye là-dessus, parce que cette matière est„ décidée dans l’Evangile plus pleinement,avec plus d’autorité,plus„ de mesure, 6c de précision, que par la Cour de Rome, quoi que„ cette Cour, avant que Satan eût été relâché, s’accordât avec les sen-„ timens de l’Ancienne Eglise là-dessus (1)”. On peut bien juger qu’iln’oublie pas les paroles de l’Institution, pour établir son sentiment.
C’est
que le sentiment qu’on le força de rétracter sur rEucharistie vers le milieu du SiécleXI. étoit celui de l'Egìise avant lui, & que c’étoit Pafihafi qui avoit innove.
Tom. I. Ff
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