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Tome premier.
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zig HISTOIRE DU CONCILE

^ 5 - „ ces, condamnent, St persécutent à mort les enfans de PEglise,

„ qui soutiennent cette veritc selon l'Evangile! Jefaibien, que la„ vérité de l’Evangile peut, pour un te ms, être foulée aux pieds,

„ abbatue dans les places publiques, St supprimée, par les menaces„ de l’Antechrist > mais je sois aussi fort assuré, qu’elle ne fera ja-„ mais éteinte,puis que la Vérité elle-même a dit, que iès paroles ne„ passeront point, quoique le Ciel, St la Terre doivent un jour pas-„ 1er, par quelque innovation. ( Licet cœlum , 3 terra quoad innova-tìonem aliquam fie tranfithmt.) ,, Que l’amc fidèle se reveílle donc, St„ qu’elle s’infoi me soigneusement de nos Hérétiques, quelle elt 1a,, nature de ce vénérable Sacrement, si ce n’est pas du pain comme„ l’Evangiíe,les Sens & la Raison, lc témoignent. Je suis bien assu- -â» ré au reste, que les Idolâtres qui se fabriquent des Dieux, saventj, bien ce que sont ces Dieux, dans leur nature, quoi qu’ils feignent„ qu’il y a en eux quelque Divinité, qui leur est communiquée par„ le Dieu des Dieux. C’est pourquoi, tout fidèle doit dire, que„ ces Hérétiques surpassent en ignorance les rats, les bêtes, & les,, Payens . De tout cela resolte notre conclusion, c'est que ce véné-„ r able Sacrement est de. fia nature dû pain , & fiacramentalement le„ Corps de J. C.

Le Chapitre V. est destiné à prouver, par des argumens tirez dela raison, ce qui avoir été établi dans le précédent par l’autorité deJ. C. II pose d’abord, comme un principe incontestable & géné-ralement reconnu, que Dieu ne peut rien faire qui soit contre la Rai-son, qu’il ne détruit point une nature innocente St impeccable com-me le pain, St qu’il ne confond point sans nécessité, Sc fans raisonles connoissances naturelles, qu’il nous a données. De ce principeil tire plusieurs conséquences, & entre autres celle-ci, C'est que P At-touchement , 13 le Goût étant de nos Sens extérieurs ceux dont les Juge-mens fiont les plus certains , /’Hérésie qui en dément le témoignage dans leSacrement de P Eucharistie , n'en peut faire qu'un Sacrement de P Anté-christ. C’est ce qu’il prétend prouver philosophiquement, à peu prèspar les mêmes raisonnemens qui ont fait accuser Dcficartes^ d’avoirdétruit la Transsubstantiation par ses principes sor les qualitez sensi-bles, St sor les sensations. II découvre avec beaucoup de vivacité,

St d’une maniéré fort piquante, les absorditez qui naissent du dogmede la Transsubstantiation. „ C’est une choie risible, dit-il, que con-„ tre le témoignage des Sens, on veuille faire à Pesprit une illusion,

„ dont les rars ne seroieut pas la dupe; C’est de vouloir persuader,

„ que du pain n’est pas du pain, St que ce ne sont que des accidenr,

„ ou des apparences. Supposé, dit-il, que plusieurs Hosties consa-„ crées St non consacrées se trouvent mêlées ensemble, sans qu’on„ le sache, alors l’hérétique ne pourra distinguer son accident d’a-„ vte le pain, comme nous ne pouvons pas distinguer entre les Hos-»■ tics consacrées, St les Hosties non consacrées, parce que la con-

,, fecra-