Zft HISTOIRE DU CONCILE
Í 4 *í; St.. Thomas plus de deux cens passages, où le méme Docteur dit,’qu’il ne faut donner le Corps de J. C. au Peuple, que fous l’Efpécedu Pain, & non pas son Sang sous l’Espéce du Vin; Mais il n’allè-gue aucun de ces deux cens passages. Sur le Canon de Gélose , qui dit,qu’on ne peut fans Sacrilège séparer une Espèce de l’autre, c’est-à-dire, tronquer le Sacrement, & n’en donner qu’une partie, il allè-gue la Glose sur ce Canon, qui porte que Gélose a entendu cela duPrêtre qui sacrifie, ou qui fait le Corps de Christ,parce que le Prê-tre célébrant ne pourroit pas, fans Sacrilège, omettre la seconde Es-pèce qui est celle du Vin (i). A l’égard de St. Cyprien, qui veutque l’on communie le Peuple sous l’Espéce du Vin, l’Auteur ne faitpas difficulté de le désavouer en ce point ; Cyprien , dit-il, a parléselon la coutume de la Primitive Eglise , croyant qu'il étoit hon que lePeuple communiât sous les deux Espèces. Aiaìs T Eglise ne le suit pas ,fur cet Article , 6 ?fur plusieurs autres. L’Auteur ne disconvient pasque fous la Primitive Eglise plusieurs ne communiassent fous les deuxEspèces, mais il dit que cela est arrivé en deux maniérés. Les uns,dit-il, l’ont fait pieusement, {expia devotione) comme St .Cyprien y& St. Donat. Mais ils ne Pont plus fait dès qu’il leur a été révélé,soitpar Pintelligence de l’Ecriture, soit par des visions miraculeuses, qu’il
ne falloit pas le faire.D’autres Pont fait par malice, comme
Nestor.ius , & Pelage. Au reste, peu s’en faut que P Anonyme nefasse un auffi grand crime à des Laïques, de verser par imprudence,quelques goûtes du Sang de J. C. qu’aux Juifs de l’avoir versé toutentier par fureur, & par malice (i). II n’oublie pas à cette occa-sion, le prétendu Decret duPapePse, qui ordonne que, „ si par,, négligence, le Prêtre laisse tomber à terre, ou fur le linge, ou„ fur le drap, quelques goûtes du Sang de J. C. ce Prêtre doit fairepénitence, pendant 40. jours, & être suspendu de la célébration de„ la Messe, pendant un certain tems. U faut qu’il lèche la goûte„ qui est tombée, & qu’il brûle le linge, ou le drap. Si c’est fur„ une pierre, il sent la racler, &c en porter la raclure dans la Sa-(a) T>cConfier. M cristie(a)”. La Conclusion, que l’Auteur tire delà, doit paroî-Diftmtt. U. fre étrange au Lecteur. Si, dit-il, les Prêtres font punis fi sêvére-c *ê' a7 ‘ ment pour répandre une goûte de Sang par négligence , s'il faut brûler hlinge , & le drap , à plus forte raison des Laïques, qui se mouillent labarbe , ou F habit avec le Sang de. J. C. doìvent-ils être brûlez avec leurs-
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lx) Unât fertur quod GloJJa super todem Capitule dicit, quaâ iiêlum Gelafii Pape in-telligttur de sacrificante aut confidente. Et hocChriftus voluit, Luc. XXII. dìcens: Hoc,faciteincommemorationem meam.'Johannes Andréas dicit inGloJfa, Hoc inmeamcom-memorationem facite, id est conficite. %uta Sacerdos celebrans non debtt dìmittere fecun-dam fpecìem, [cil. -vini, alias committeret facrilegium. Sicut quidam fecerunt antiquitus ,habentes plures Ecciefias , in omnibus officiantes, in ultima celebratiane fumebant ftb u-traque fpccie Sairammtum , fiel in primis mi (sts tantum sub una specie /fil. panis. Et taies