DE CONSTANCE. Liv. II. r s/
pourtant bien supposer que la Vierge Marie n’étoit pas là, & qu’ciìene reçue pas la Communion fous les deux Espèces, mais il loûtienren même rems, qu’on ne peut en tirer aucune conséquence, pour lerelie du Peuple Chrétien. Cette Foi, dit-il, C? cette pratique a étéprincipalement instituée , pour les personnes fragiles , infirmes , portées au,mal , comme l'est le commun des Fidèles,que représentoìent alors les Dis-ciples , par ce qu'ils étoient eux-rnêmes faibles , & peu capables de réfifleraux tentations , ce que l'on ne peut pas dire de la bienheureuse ViergeMarie. II sait à peu près la même réponse, sur le sujet des soixantedouze Disciples, &c.
C’est un principe parmi les Docteurs de l’Eglise Romaine, quedans l’Euchariltie le Corps de J. C. ell avec son Sang , sous l’Elpecedu Pain, & Broda ne manque pas de se servir de ce principe , pourautoriser le retranchement de la Coupe. Jacobel ne conteste pas leprincipe, mais il íbûtient, qu’on doit s’en tenir à la maniéré dont J.C. a institué le Sacrement. „ Notre Seigneur, dit-il, en présentant,, son Corps fous la première Espèce,a dit seulement ,prenez & man-„ gez., il n’a pas dit, beuvez , & en présentant son Sang, sous la„ seconde Eípéce, il a dit seulement, beuvez en tous , & non pas,, mangez fous cette seconde Espèce. Comme donc J. C. ne se donne„ en maniéré d’aliment Spirituel & Sacramental , que sous l’Espéce,, du Pain, & qu’íl ne se donne en maniéré de breuvage, que sous„ l’Espéce du Vin, il s’ensuit de là que selon l’Institution de J. C.,„ on ne prend point le Sang, sous l’Espéce du Pain, ni le Corps„ fous l’Espéce du Vin. Autrement,continue-t-il, si on mangeoit,ôci, si on beuvoit tout ensemble, sous une seule Espèce, l’autre Espé-„ ce seroit superflue, ce qui répugne à la sagefle du Souverain Lé-„ gislateur ”. Le Chapitre XVI. de la I. Partie, est fort subtil &fort obscur, il tient même beaucoup du galimatias, c’est pourquoiil vaudra mieux rapporter la réponse de sacobel dans ses propres ter-mes. Broda a volt dit, ,, que quoique dans la passion de J. C. son,, Sang ait été séparé de son Corps , jusqu’à l’heure de ía Résur-„ rection, & que par conséquent, celui qui aurait célébré l’Eucha-„ ristie, pendant l’espace de tems, que J. C. demeura dans le Sépul-„ chre, n’auroit eu que le Corps de J. C. fans son Sang, sous l’Eso„ péce du Pain, & que son Sang fans son Corps, sous l’Espéce du„ Vin,cependant à l’heure de la Résurrection,J.C reprit tout son Sang,„ & depuis la Résurrection, le Sang de J. C. a toujours demeuré in-séparablement avec son Corps, & y demeurera éternellement ”.C’est ce que Broda disoit, pour prouver que le Peuple , en commu-niant,
ìn eadetn inflhuthne , quod communis plebs tommunìtaret iantum fub prima Specie. Etp non fundaretttr Communs Sacramentalìs plebis m ista in(litutione F.vangelìca DominìctCam. tunc nepio ubì alibi in Evangûk ctríìm funiU eiur. Von der Hardt.Torn. III,Pars XVI. p. 44$.
Tom. I. k k
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