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zdo HISTOIRE DU CONCILE
ter toûjours de cotnmuuier sous cette même Espèce (i). Jacohelrépond , i. que ce n’est-là qu’une tradition, & une coutume desPrélats modernes, qui ne doit point prévaloir à la tradition Aposto-lique. z. Que si ces Prélats avoient à cœur le salut du Peuple, &l’institution de J. C., il ne leur seroit pas moins facile de consacrerplusieurs grands vases de vin, que de consacrer plusieurs Hosties lejour de la Préparation. 3. Que la conséquence du Docteur est nul-le, parce que de ce qu’en un certain jour, on ne communie, quesous l’Efpéce du Pain, il ne s’enfuit pas qu’on doive toujours le faire,y ayant plusieurs cas, & plusieurs conjonctures, où le Peuple nepourroit pas communier sous T Espèce du Vin , ct, où, par consé-quent, il en seroit légitimement dispensé. 4. Qu’il seroit fort rai-sonnable de changer cette coutume, que T Auteur appelle une rubri-que , parce qu’elle n’a été introduite que par des hommes sujets à Ter-reur, Prélats ou autres, & qu’un tel changement seroit facile à exé-cuter, si les Peuples & les Prêtres étoient portez dune commune ar-deur, à ramener TInstitution de J. C., & à communier, sous Tune& sous Tautre Espèce, le jour de la Préparation. 5. II reproche àBroda une contradiction manifeste, au sujet du Decret de Gélase. CeDecret porte, comme on Ta vu, que Ton ne peut sans sacrilège, nepas prendre le Sang de J. C. sous l’Espéce du Vin, après avoir prisson Corps sous TEspéce du Pain. Broda reconnoît que le Decret deGélase est Orthodoxe, & Catholique, mais il soutient que ce De-cret regarde, non les Laïques, mais les Prêtres osticians, qui nesauroient sens sacrilège s’abitenir de la Communion du Calice. D’oùil fuit, dit Jacobel) selon le propre aveu de mon adverseire, que de-puis plusieurs centaines d'années le jour de la Préparation, tout cequ’il y a de Prêtres osticians, sont autant de Sacrilèges, parce qu’ilsne communient ce jour-là, que sous TEspéce du pain. C’est ce quilui ouvre un beau champ, contre la prétention de Tlnsaillibilité deT Eglise Romaine. II s’imagine, dit Jacobel , qu’il est impossible,que le Pape avec les Cardinaux, tant d’Evêques, & tant d’autresPrélats puissent errer j „ Et moi, je soutiens, que le Pape, les Car-„ dinaux, les Evêques & les Prélats, sont des hommes fort fragi-„ les, ct fort sujets à pécher. Car ils peuvent être avares, Simo-
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(1) §iuid refpondebit ad Officium dîeì Parascevesì Aut qttld dû et ad antiquiffitma Bre-vìaria de ipf° â ì Aut quid rltui Univerfaììs Ecclefia refpondebit , qua ipft die (ub uneetantum Specie , Corpus zy Sanguìnem fumìt î Dìcat , fi hoc sufficit Papa er omnibus E-JtfcopcS , z? Presbyteriis , ipfo die Parafceves Officium tenentibus , car hoc non JufficitLaïcis ? Aut oporttt adverfarìum dicere , totam Ecclefìam Saeriltgii crimen incurrere, autplit r ibus annorum centenis turpiter erravìfie. Sed quis hoc vult dicere de Humana. Eccïe-fia, vel de omnibus ejus fubjeilis. zy non pot'ws erubescìt , in quibus Univerfitates famo-ft, folemmfque funt, aut fuerunt. Von der Hardt, ub. supr. p. 486.
(a) Et negat Legendam Sanblorum ,\Catharìn& nec non Margarethet, Vïrgìmim. Negattas orafie pro fe venerantibus cum tamen Eccltfia canit de faníia Catharma ;
Exfeíîo pro te gladìum ,
Jefu Rex bon e. Tu meum.
Da