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Tome premier.
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M*î.

r6r HISTOIRE DU CONCILE

doit, 6c qu’il enseigne au Peuple de les vénérer, mais fur tout d’imiterleurs vertus. A l’égard des Légendes, il t dit, qu’il conseille aux Fi-dèles de n’en faire pas plus de cas, que de la Loi, 6c de la Parole deDieu, parce qu’elle est souverainement nécessaire, 6c suffisante pourle salut, au lieu que dans les Légendes, il y a bien des choses incer-taines , faustès, contraires à la Parole de Dieu, 6c qui n’y ont étéfourrées que par l’avarice des Prêtres, pour attirer de Pargent. IIen allègue pour exemple cette Légende, touchant St. ‘Thomas.,, Cet Apôtre, étant un jour à des noces, il se trouva-là une jeunefille Juive, qui, avec une flûte, chantoit les Louanges des uns 6cdes autres. Ayant reconnu que St. Thomas étoit auffi Juif, parce" qu’ayant toujours les yeux vers le Ciel, il étoit-là fans rien man-” ger,elle se mit à chanter, 1e Dieu des Hébreux est le seul Dieu qui a»-» créé toutes choses , & fondé les Mers , 6c Thomas répétoit les mê-mes paroles après elle. L’Echanfon ( Pincerna ) voyant que Tho-,, mas ne mangeoit ni ne bûvoit, frappa P Apôtre de Dieu à la ma-,, choire. Sur quoi l’Apôtre proféra ces paroles : II m’est avanta-,, geux de souffrir quelques coups à présent, ôc d’obtenir miséricor-,, de dans le Siécle avenir. Mais je ne me leverai point d’ici que la,, main, qui m’a frappé ne soit apportée par des chiens. Ce qui, à ce„ qu’ondit, arriva”. §?. Augustin, dit là-dessus Jacobel,vengeance , (f soutient que cela a été fourré par quelques Imposteurs.

Jacobel revient ensuite à quelques paílages des Pérès, que Brodaavoit produits, en faveur de son opinion. St. Jérôme dit, par exem-ple, que les Prêtres qui administrent VEucharistie , & qui distribuent leSang du Seigneur aux Peuples, tombent dans V impiété , à T égard de laLoi de J. C ., s'ils croyent , que ce font les paroles , [J non la vie duPrêtre , qui f ont VEucharistie , & qu'il n'y a que T Oraison folemnellequi soit nécessaire , & non les mérites des Prêtres ( i ). Broda ne pre-nant de ces Paroles que ce qui pouvoit Paceommoder, 6c les cons-truisant même à ía mode, disoit, que St. Jcrôme avoit accusé cl'im-piété les Prêtres de ce qu'ils distribuoient le Calice au Peuple. Mais Ja-cobel n’a garde de P épargner là-destus. ,, Je fuis surpris, dit-il, que,, le Dcéteur n’ait pas honte de donner une explication si étrange,, 6c fi forcée aux paroles de St. Jérôme. Car, premièrement, con-tinue-t-il, il paroît clairement par-là, qu’alors, les Prêtres com-munioient le Peuple sous l’Espéce du Vin, 6c en second lieu, que” St .Jérôme regarde comme des impies, les Prêtres qui croyent,” qu’il n’y a que les paroles Sacramentales, qui fassent le Sacrement,& que la bonne vie du Prêtre n’y entre pour rien. D’où Jacobel,, conclut, que celui qui s’oppose à cette institution de J. C. 6c à la,, pratique des Apôtres, 6c de toute la primitive Eglise, est animé„ de l’esprit de P Antéchrist ”.

Dans

(i) Sacerdotes, qui Eucharistie fervìunt , & Sanguines» Domini Populis ejus di-vidunt,imfâ agunt in Legem Chrifii , putanics , Eucharifiiam imprecantîs verba f<*cere , non

vìtat»