z 7 o HISTOIRE DU CONCILE
141J. „ qu’il est lié lui-même, que les Evêques Sc les Prêtres font les
„ Scribes Sc les Pharisiens, qu’un Evêque en péché mortel ne fauroitordonner ni consacrer, que tout Prêtre peut prêcher où il veut,quand il veut 8 c entendre les Confessions, qu’on ne doit pas faire" de Testamens pour l’Eglise (1), que les Prières, les Aumônes des J ’ l’Eg'tse, Sc les Messes pour les morts ne fervent de rien, que tout
Chrétien,homme ou femme,peut faire le Corps du Seigneur, com-»> me le croyent les Paterins (r), qu’il ne faut point faire d’offrande,,j de peur que le Prêtre n’ait de quoi entretenir fa concubine, qu’ilne taut point avoir d’images dans les Eglises pour éviter i’Idola-j, lsie, comme font les Grecs qui ont peu d’images, que le Rit,, Oiee vaut mieux que le Rit Romain, qu’il faut célébrer l’Eucha-riítie avec du pain levé comme les Grecs, que les ornemens d’E-” ghfe, l’Aube, le Chasuble, les Courtines ou Rideaux Sc autres fem-3 * blables n’ont été inventez que pour la pompe, Sc que les Apôtres" ne les ont point connus, qu’on peut célébrer la Messe dans desjì lieux non consacrez comme dans les maisons particulières, Sc fans», ornemens d’Eglise, que les Indulgences ne servent à rien qu’à ga-,, gner de l’argent, que ce n’est pas un péché de battre un Prêtre ou,, un Ecclésiastique, ni de maudire le Pape, que tout Prince peutdiípofer chez lui de tous les Bénéfices , fans le consentement duPape, qu’il faut communier les petits enfans aussi-tôt après leur" Baptême, que J. C. a commandé que le Peuple communiât fous” les deux Efpeces, que les Laïques peuvent expliquer les Evangi-j» les Lc l’Ecriture Sainte, & prêcher dans les coins ôc dans les lieux», publics, qu’il ne faut point expliquer dans les Sermons la Vie &», la Passion des Saints, parce qu’il y a beaucoup de choses fauíses,, dans les Legendes, que c’est mal fait de fonder des Monastères,(a) v.d. Bard. Jf que l'Eglise ne doit point avoir de rentes, que les Dixmes font dex. m. p. 664. ' pures aumônes (a)
^ 7 °*] Après cette digression, l’Auteur entre plus particulièrement dans
son sujet,& combat la Communion fous les deux Efpeces,à peu prèscomme les autres. Je remarquerai seulement quelques traits qui m’ontparu singuliers. Par exemple, la distinction qu’il fait entre l’Egliseprimitive & l’Egli k moderne est curieuse. L’Eglise primitive, dit-il, estle Rit, la Coutume, l’Obfervance des Fidèles de l’Eglise touchant laFoi, depuis le tems des Apôtres & des soixante & douze Disciples,mais l’Eglise moderne est le Rit, la Coutume &l’Observance de l’E-
glise
(1) Testament» Ecclefia non fimt facíenda.
(z) C’est ainsi qu’on appelloit les Vaudois & les Albigeois.
(3) Sic etiam in primitiva communicatione apud Corinthios, fiebat sub duplici Spe-cìe. In moâerna omniafient redatía ad meliorem formam ,ad unam Specitm. Von derHardt. ub. supr. p. 694.
(4) Je n’aurois pas conseillé au Docteur MìU de mettre cela parmi ses diverses Le-çons. Je ne saurois m’empêcher de tirer d’ici cette conséquence. C’est que FEgli-le étant à présent plus moderne qu’il y a trois cens ans, elle est plus en droit d’intro.
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