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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv II. *73

eti y observant les circonstances requises. Tout cela prouve a la vérité, I 4 I S>que Jean Hus se déclara à Constance pour la doctrine de 1a Commu-nion (bus les deux Espèces, & que peut-être il avoit apporté de Pra-gue des dispositions favorables à ce íènnmcn.. IVIais bien loin qu onpuisse en conclure, qu’il eût dogmatisé là-dessus à Prague, on enpeut inférer tout le contraire. Car s'il eût écrit ou avancé quel-que chose à Prague, en faveur-de, cette opinion, il n’y avoit riende plus naturel que de renvoyer Jean de Chlum à ces Ecrits ouà ces Sermons*là , au lieu de le renvoyer simplement à ce qu’ilen avoit écrit à Constance, Ôc Jean de Chlum lui-même n’auroitpas eu besoin de le consulter. 11 paroît même par cette Lettre deJean de Chlum , qu’il y avoit des gens qui faisoient difficulté d’ad-mettre la Communion fous les deux Espèces, à cause de quelques E-crits de Jean Hus qui ne leur scmbloient pas favorables à cette pra-tique. Nous vous prions instamment , dit Jean de Chlum à Jean Hus , Epi st XLVII.de mettre fur ce papier , fi vous le jugez, à propos , votre derniere inten-tion fur la communion du Calice , afin de la communiquer aux amis ; caril y a là-defifus quelque partage entre les Freres, {fi plusieurs font troublezà cette occasion , parce qu'ils s'en rapportent à vous , {fi à quelques-uns devos Ecrits. C’est donc un fait constant que Jean Hus ne dogmatisapoint à Prague sur la Communion sous les deux Espèces, quoi qu’onne puisse pas contester, que dans la fuite il n’ait beaucoup avancé l’en-treprisc de Jacobef par ses Lettres & par ses Ecrits, que l’on portoitsecrètement en Boheme. Ainsi de quelque maniéré qu’on envisagedans le monde cette grande révolution de Boheme, la vérité de l’His-toire veut, qu’on en attribue tout le bien, ou tout le mal à Jacobel ,ou à Pierre de Drefden , & non à Jean Hus , qui n’y contribua quepar son approbation.

Cependant nous donnerons le précis de son Traité là-dessus. II apour titre, que les Fidèles Laïques doivent prendre le Sang de J. C.fous VEfpéce du Vin. Ses preuves sent , r. les paroles de I’instítu-tion beuvez-en tous. z. L'autorité de St. Paul, qui ordonna aux Fi- .dèles de Corinthe de recevoir le Sacrement sous les deux Espèces,comme il l’avoit appris du Seigneur, & qui les exhorta à s’éprouvereux-mêmes avant que de manger le Pain & de boire la Coupe.

Z- II allègue le Canon du Pape Gelafe , qui,fur la fin du cinquièmesiécle, blâme certaines gens qui par superstition s’abstenoient de laCoupe, & ordonne aux Evêques de ne donner à personne le Sacre-ment que tout entier, parce qu’on ne peut en retrancher une partie j 3 e co»r e .sans sacrilège (a). 11 appuyé le Decret de Gelafe du sentiment de crut. Distinct*

Tho- B-Cap. XII.

t tr figurant, mefer umbram , fid per veritatem. Op. HuS .T. U. Fol. XII. X.

(4) De Sanguine Christi fub specìe vini à Laids fu-mendo , qu&stio M. J. Hus, quamConftantu confcripfit, priusquam in carcerem conjiceretur. Ut rum expédiât Láicis fideli-bus jumere Sanguinem Chrijli fub fpecie vini , vìdetur quod fie, Op. Hus. T. I, Fot. 42.

Tom. I. m m