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Tome premier.
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274
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(a) Di Conf-érât. ub. supr.Can.XXXVII

274 HISTOIRE DU CONCILE

I + I 5 * Thomas d'Aqiûn dans le 13. Siécle, & de Nicolas de Lyra dans le 14.

4. 11 fonde ton opinion fur l’autorité d’ Albert, surnommé le Grand,Evêque de Ratisbonne, qui parlant du pain 6c du vin, dit que, quoi-que Dieu n'attache pas 1 e salut à ces élémens corporels, on y peutpourtant trouver le salut par l’institution de Dieu, & perdre la viequand on s’en éloigne volontairement, y. II revient à l’autorité deThomas d'Aquin , qui dit que, quoique Christ soit tout entier sousl’une des Espèces, ce n’est pourtant pas en vain qu’on le donne sousles deux, parce qu'r/ est convenable à V usage de ce Sacrement que Vondonne aux Fidèles le Corps de Christ à manger , {stson Sang à boire, leCorps étant dtnné pour le salut du Corps, & le Sang pour le salut deV Ame. 6 . Remontant vers lc milieu du cinquième Siécle, il allè-gue ces paroles de Prosper qu’il attribue à St. Augustin , Quand onrvmpt F Hostie, {st quand le Sang coule du Calice dans la bouche d u Fi-dèle , q F est-ce que cela défigne autre chose que Vimmolation du Corps deChrist fur la Croix, {st V effusion de son Sang sorti de son coté (a) ? St.Ambroise vient aussi sor les rangs, ou plutôt l’Auteur du Traité desSacremens à qui l’on a donné le nonvde ce Pere (1): Si toutes lesfois, dit cet Auteur, qu'on verse le Sang on le verse en rémission des pé-chez, je le dois toâjours prendre, parce que je pèche toûjowrs [F). 7. Lepassage de Grégoire allégué aussi dans le Droit Canon, n’est pas moinsformel que les autres: Son Corps ,dì -il dit dans ce Canon, son Corpsest distribué pour le Salut du Peuple, {st son Sang est versé non dans lesso) oper. nus. mains des Infidèles, mais dans la-bouche des Fidèles (b). 8. 11 confir-

i. 1. Fvl. 43. A. me pon sentiment par l’autorité de St. Cyprien quis’explique airssidans fa Lettre à Cecilius : Quoique je sache que plusieurs des Evêquesqui font répandus dans le monde , gardent soigneusement la vérité Evan *gelique, {st Vinstitution des. C. sans s'éloigner par une institution hu-maine {st nouvelle de ce que J. C. a commandé, {st de ce qu'il a pratiqué,cependant comme quelques-uns, ou par ignorance ou par simplicité, ne fontpas en sanctifiant le Calice du Seigneur, {st en Vadministrant au Peuple,ce qu'a fait {st enseigné J. C. Notre Seigneur {st Notre Dieu , Auteur{st Instituteur de ce Sacrifice, j'ai crû qu'il étoit nécessaire de vous écri-re religieusement là-dessus, afin que s'il y a quelqu'un qui soit encore danscette erreur, il en soit ramené en remontant à la racine & à V origine dêVInstitution du Seigneur.. Et un peu après; Car puisque J. C. dit,qu'il est la vr aye-vigne, le Sang de J. C. ne doit pas être de Veau, maisdu vin, {st Von ne peut -pas- voir dans le Calice le Sang de J, C., par le-quel nous avons été. rachetez, & vivifiez, quancl le vin rVy est pas (f).

Enfin

(1) On convient assez unanimement parmi les Savans que les six Livres des Sa-cremens, qui se trouvent à présent parmi les Oeuvres de St Ambroise, ne font pasde lui, cotnmc le Cardinal de Bena l'a reconnu ingénument. II conjecture que c’estun Ouvrage du 8. ou 9. Siécle. De Rtb. Liturg.L.I, Cap. VU.

(3.) X>« Sacrnmentìs Lib. IV. Capite uîtìmo. Et De Ctnfecrat, ub.. supr. Can. XIV.

Jean