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Tome premier.
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(c) Oper. Hus T.I. Toi. 41.44.Lettre desGrands de Bo-

Tol. t? u vi u.V.d.Har.T.lV.f. 188.

14. de Mai.

»

S3

DE CONSTANCE. Liv. II. 27sEflsin il conduit jusqu’au 14. Siécle la tradition de l’Eglise sur laCommunion sous les deux Efpeces (c).

LXXV. Quoique Jean Hus n'tù. t qu’une part indirecte, au

erand éclat, que faisoit cn Boheme la Communion sous les deux _

Espèces, l'Evêque de Litomìjsel ne laissa pas de le faire envisager au ^ ie au Coil ‘Concilc, comme une fuite de fa doctrine, afin de faire hâter fa con- op' Hus , T . 1.damnation. Mais d’autre côté les Grands de Boheme, qui n’ignoroient«i les inltances du Clergé de Prague,ni l’activité de l’Evêque deLi-tomissel contre Jean Hus , écrivirent au Concile une Lettre, qui futlûë dans cette Assemblée. Elle rouloit fur deux Articles principaux,dont l’un étoit, de demander l’élargissement de Jean Hus , & l’autrcde justifier la Boheme fur certains biuits, que l’on répandoit à sondésavantagé, au sujet du Sacrement de l’Eucharistie. A l’égard deJean Hus , les Seigneurs de Boheme représentent, „ Que pendant

le Concile de Pise, des Hérétiques condamnez avoient séjourné entoute sûreté dans cette Ville, au lieu que Jean Husfl .ans avoir étéouï, beaucoup moins convaincu, avoit été mis dans une affreuseprison, où il étoit si mal nourri & si maltraité, qu’il courait ris-que d’y perdre la Raison ; Sc cela, malgré le Saufconduit de l’Em-pereur , Sc les instances que ce Prince avoit faites pour son élar-gissement. Que par une indigne supercherie on avoit choisi, pourcommettre cette violence, le tems qu’il n’y avoit encore au Con-cile aucun des Ambassadeurs des Rois, des Electeurs, & des au-tres Princes, ni même aucun des Députez des Académies. Pource qui regarde l’Eucharistie ils nient formellement qu’elle soit ad-ministrée en Boheme avec irrévérence , Sc avec profanation, com-„ me on l’avoit voulu faire entendre ”. II est venu , disent-ils, à no-tre connaissance que quelques détracteurs , ennemis , & jaloux de F hon-neur & de la réputation du Royaume de Boheme , ont f ait entendre auConcile que le Sacrement du trés-precieux Sang de notre Seigneur , est por-té dans des flacons par toute la Boheme , & que des Cordonniers écoutentles Cons estions ïst administrent le sacré Corps du Seigneur , nous prions leConcile (st V Empereur de n'ajoûter aucune foi à ces délateurs , Çst à defi faux rapports. L’Evêque de Litomìjsel , qui se sentit designé dansle dernier Article, ayant demandé du tems pour se justifier, on remitl’affaire à un autre jour.

LXXVI. Dans la Session précédente, il y avoit eu, comme onl’a déja dit, quelque * difficulté, fur l’accusation d’Hérésie por-tée dans la Sentence, que le Concile y prononça contre Jean XXIII.

Le Cardinal de St. Marc , t qui étoit l’un des Commissures pour

en-

Jean Hus allègue ensuite un passage de S r . Jérôme , que je n'ai pû trouver, & queje n’entends pas, y ayant à mon avis faute à la citation & aux paroles.

(3) Epitr. LXIII. de l’Edit. d'Amsterd. 1700. Voyez là-dessus les Notes de Ri- r „gault & de Pearfon Eveque de Chester. Jean Hus allègue encore plusieurs autrespassages de St. Cyprim, qui ne font pas aussi formels que celui-ci.

Mm L

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t33

Assemblée deb< Nation Ger-manique mr lamaniete deprendre lesvoix.

* V.d. Hard.ulifupr.p 190.j V d. H.ir. T.