if-
c-
es
c-
re
ol
de
iu
e-
f&
lit
re
ût
re
un
hé
A
ils
m
es
les
de
nt
de
>la
cc
ue
ìfe
ha
nc
ns
u-
de
en
é»
si-
>ar
les
ê-
:là
ns
ÌC3
1415
DE CONSTANCE. Liv. II. zSj
des vases comme le Corps se porte dans des boetes, & que mêmeil l’avoit ouï dire ainsi à des gens dignes de foi. Qu’il avoir auísiappris par le rapport d’autrui, qu’une femme avoir arraché l’Hostic,d’entre les mains d’un Prêtre, mais qu’il n’étoit point fauteur de cebruit, ôc qu’il s’en remettoit au témoignage de ceux qui l’avoientrépandu, qu’enfin il prioit le Concile, d’apporter un prompt remedeà cette Hérésie naissante. On trouve à la tête des Ouvrages de Jean op. ms r. rHus, une Vie de ce Docteur écrite dans le tems même par quel- Fol. vm.qu’un de ses sectateurs, qui assure qu’il écrivit mot à mot de fa pro-pre main, la réponse de f Evêque àe Litomïjsel, & qu’elle fe rédui-sait à ceci : „ Qu’aprês avoir employé tous ses foins avec fes Colle-
„ gués pour la défense de la Foi en Boheme, contre la Secte perni-„ creuse des Wiclefites, il avoir été obligé d’en donner avis au Con-„ cile, non pour flétrir le Royaume de Boheme, mais au contraire„ pour pourvoir à son honneur , qu’il venoit d’arriver un nouveau.
„ scandale dans ce Royaume, consistant en ce que lesdits Sectateurs„ de Wiclef y communioient le Peuple de l’un & de l’autre sexe„ fous les deux Espèces,que non feulement ils foûtenoient hautement„ & opiniâtrement, qu’il falloit le pratiquer ainsi, mais qu’on de-„ voit regarder comme facrileges les oppositions du Clergé à cet,, égard, comme il offre de le prouver par leurs propres Ecrits, qui„ doivent être présentez au Concile. Que de plus il étoit venu à íà,, connoissance, tant par le bruit public que par le rapport de plu-„ sieurs personnes, & par des Ecrits qu’on lui avoit envoyez là-def-5 , fus, que le Sang de J. C. se p or toit dans des vases non consacrez j,, Que la chose étoit asièz claire d’elle-même, puisque s’il est nécef-,, faire de communier le Peuple fous les deux Espèces, il faut bien„ qu’on porte le Sang dans des vases, comme on porte le Corps dans„ des boetes, surtout aux malades. Qu’il n’avoit pas dit comme le„ sachant par lui-même, mais comme ì’ayant appris par des témoins„ dignes de foi, & par des gens de poids & d’autorité, qu’une fem-me de cette Secte avoit arraché le Corps de J. C. d’entre les mainsd’un Prêtre & s’étoit communiée elle-même, & qu’elle avoit sou-tenu , entre plusieurs autres erreurs, dont on l’avoit convaincue,qu’il en falloit user de cette maniéré quand le Prêtre refuse la Com-munion, êc qu’un homme ou une femme Laïque, s’ils étaientgens de bien, donnaient f Absolution & la Communion plus légi-timement qu’un méchant Prêtre, parce qu’un tel Prêtre ne peutnï absoudre ni consacrer. Qu’il n’avoit jamais avancé, ni lui nises Collègues, que des Cordonniers confessassent ou administrassentle Sacrement en Boheme, mais qu’il étoit à craindre que pareildésordre n’arrivât bientôt, si on ne remédiait promptement à ceScandale ". C’est dequoi il supplie le Concile, laissant à juger, quifont les ennemis du Royaume de Boheme, ou ceux qui s’oppofent àde telles erreurs, ou ceux qui les répandent, & qui les soutiennent
N n z opi-
»