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HISTOIRE DU CONCILE
?rìncepí h&reti-co rum,
t 4 I s- opiniâtrément. On voir, a» reste, par cette Piéce, où l’Evéqueappelle la Communion sous les deux Espèces un scandale tout nouveau ,qu’il ne la regardoit pas comme l’Ouvrage de Jean Hus , mais seule-ment comme une suite de sa doctrine, conformément à ce que nousen avons dit ailleurs. A l’égard du reste de la Lettre des Bohémiens,un Evêque, qui n’est pas nommé (i), leur répondit de bouche aunomdu Concile, i. „Que la Foi publique n’avoit point été violée par la„ prison de Jean Hus, puisqu’on savoir par des témoins dignes de foi,„ qu’il n’avoit reçu son Sauíconduit que quinze jours après son em-,, priíònnement(z). z. Que le Concile étoit fort surpris que ceux de,, Boheme osassent écrire, que Jean Hus avoir été mis en prison sans„ avoir été oui ni condamné,puisque personne n’ignoroit qu’ayant été„ cité à 1’orne, & n’y ayant voulu comparoître que par ses Procu-,, reurs, il y avoir été condamné par contumace, & excommunié.„ Qu’étant encore dans les liens de cette condamnation, il devoir„ êtic regardé comme un Hérésiarque J ùr tout ayant olé prêcher dans„ Constance même (3). 3.Que l’on ne comprend pas ce que veulenp,, dire les Bohémiens, lors qu’ils avancent que des Hérétiques con-„ damnez ont joui de toute forte de sûreté au Concile de Pise. Que„ si par là ils entendent les Légats du Pape (4), qui y venoient pour„ l’affaire de l'Union,il est vrai qu’ils furent tolérez à Pise,dans l’es-„ pérancc d’y pouvoir réussir ; mais qu’ils se trompoient beaucoup,, s’ils s’imaginoient que fous ce prétexte on doit admettre dans une„ si sainte Assemblée, les autres Hérétiques condamnez. 4. Qu’en-„ fin pour leur faire voir qu’ils n’ont pas inutilement intercédé pour„ Jean Hus^ on avoit résolu,de lui donner au premier jour audience,„ afin de proceder au jugement de son affaire ”. Les Bohémiens de-manderont deux jours poúr répondre, ce qui leur fut accordé (a).
LXXIX. Jean XXIII. n’ayant pu se résoudre à retourner auConcile, lé laissa amener, moitié de gré moitié de force, jusqu’à Ra-tolfcell (5) Ville de Suabe,où il y a une bonne Forteresse & qui n’estv.d'fUrd.T.iv. éloignée de Constance, que de deux lieues d’Allemagne, 5 c dans sonf-.iio.211. territoire. En même tems Fribourg Lc plusieurs autres Places d’alen-mem^ap.v.d tour? qui appartenoient au Duc d’Austriche, furent remises entre lesar ' ' ^ 40 ' mains de i’Empcreur. L'cs que Jean XXIII. fut à Ra tolfcell, Fride-rìc Burgrave de Nuremberg en donna avis au Concile, qui le lende-main envoya, tant pour le garder, que pour le consoler , l’Evêqueà'Jst, l’Evêque d 'Jusbourg, & l’Evêque de Toulon ( 6 ) , avec deuxDocteurs de chaque Nation. On n’avoit encore pris le Serment d'au-cun
( 2 ) V, ci Hardt,T. IV. Fol. 20 (j.210 .
JeanXXIU.sHamené à Ra-to'.fceli.
17. Mai.
18. Mai.Spond. ctd an.2415 /• 745 -
( r) C’étoit, selon Walpenbourg , l’Evéque de Carcajfonne.
(2) Cela est faux, comme on l’a prouvé ci-devant.
(3) 11 nc paroît ni par l'Histoiie ni par les Actes, que Jean Hus ait prêché à Cons-tance, mais bien qu’il ait dogmatisé dans fa chambre.
(4) 11 faucìroit des Papes , (avoir de Jíenoît XIII 1 fk dc Grégoire XII.
(5) Ctlla Rodolphi,