3 o 8 HISTOIRE DU CONCILE
1415. Franciscains , où il demeura chargé de chaînes jufqu’à fa coM-5. juin. damnation. Le jour de son arrivée les Cardinaux, les Prélats, Scop. ms. 1.1. pafque tout ce qu’il y avoit d’Ecclésiastiques à Contlance s’étant af-ïl) vd.Hard. témblez dans le même Convent (a),, jugèrent à propos d’examiner lessupr.p.306. Articles que l’on prétende!t avoir tirez, de ses Livres,& les témoigna-ges dont ils étoient appuiez, avant que de le faire venir dans l’Assem-blée. Mais Pierre Maldoniewitz Hussite, qui se trouva là ,íàns douteen qualité de Notaire Public, voyant qu’on alloit condamner JeanNus fans l’entendre, courut donner avis de ce qui se paíìòit à ÍVen-cejlas de Duba Sc à Jean de Chlum r qui allerent à l’inílant en avertirl’Empereur. Sigismond. n’en eut pas plutôt avis, qu’il envoya l'E-lécteur Palatin Sc le Burgrave de Nuremberg aux Prélats aíîèmblez,pour leur défendre de là part de juger Jean Plus íans lui avoir don-né une audience favorable, 6 c pour leur ordonner en même temsd’envoyer à íà Majesté Impériale les Articles qu’ils jugeroient erro-nez, parce qu’elle vouloir les faire examiner par des gens de lavoir Scde probité (x).Les Princes s’étant acquitez de leur commission,les Pré-lats suspendirent l’examen des Articles, jusqu’à ce que Jean Hus fûtprésent. Mais ils refusèrent d’envoyer ces mêmes Articles, à l’Empe-reur, à- ce que. rapporte Phêobaldus. Avant qu’on fît venir JeanPlus y. les deux Seigneurs de Boheme, dont on vient de parler, pré-sentèrent à l’Electeur Palatin Sc au Burgrave de Nuremberg quelques-uns de ses Livres dont on avoit tiré les Articles de fa doctrine,, lespriant de produire ces Livres à l’Assemblée, Sc de les leur fairerendre ensuite, asm de pouvoir convaincre de falsification les ac-cusateurs de Jean Plus en cas de besoin. Aussi-tôt que les Prin-ces eurent remis ces Livres à l’Assemblée , on y amena Jean Hus*, .St ils fe retirerent. Des qu’il fut entré on lui présentasses Ou-vrages, il les reconnut, & offrit de se rétracter si on y. trouvoitquelque, erreur; Ensuite de. quoi on commença à faire la, lecturedes Articles. Mais à peine avoit-on achevé de lire le premier, avecles témoignages dont il étoit appuie, qu’il s’éleva un si furieux tu-multe,, que les Pérès ne s’entendoient pas eux-mêmes,, bien loin depouvoir entendre les réponses de Jean Plus. Lors que lé bruit fut unpeu appai {éjjean Hus ayant voulu fe défendre par l’autorité de l’Ecri-ture Lc des Pérès, on Linterrompit comme s’il eût parlé hors depropos, Sconse déchaîna en. injures Sc en plaisanteries contre lui.S’iî prenoit le parti de sc taire, son silence étoit regardé comme uneapprobation quor qu’il déclarât qu’il ne se taisoit que par force, Scp.irce qu’cn ne vouloit pas l’écoutcr. En un mot tout sc passa avec
îanr
(í) A'vms doïïiis & bénis. Theobakí. Cap. XV W. p. 88.
(zy.Jean Hus veut dire le pain du Citi e? le pain de Vie. Voyeî son Traité à'Gorprde Christ.' Fél, i6z.
fôJ- C’est une pure subtilité de , Métaphysique, dont les meilleurs Philosophes se
moquent