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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. III. z 09

tant de confusion que, pour l’honneur du Concile , les plus senfez 141/3jugèrent à propos de remettre l’afïàire à un autre jour.

V Ce fut le Vendredi septième de Juin, jour mémorable par Seconde an-ime grande Eclipse de Soleil, qui fut presque tout obscurci à Cons-tance, & le fut entièrement à Prague fur les sept heures du matin.

Environ une heure après l’Eclipse, les Prélats s’étant rassemblez en 7. de Juin.présence de l’Empereur que les Seigneurs de - Boheme avoient priédes’y trouver pour empecher le désordre qui avoit régné dans 1 AI- ^ ■

semblée précédente, ‘Jean Hui comparut pour la seconde fois,entoure von d. Hard.d’un grand nombre de Soldats. Wenceflas de Duba ì Jean de Chlum òc F.iv.p. 308.Pierre Maldonieivitz le Notaire, dont on vient de parler, vinrent à lafuite de l’Empereur pour être témoins de cette Audience. Quandtout le monde eut pris place, Michel de Caufis lût un papier con-tenant ces paroles > Jean Hus a enseigné dam la Chapelle de Bethlehem ibeob. uh,

& en d'autres endroits de Prague un grand nombre d'erreurs tirées en f u P r ‘partie des Livres de Wiclef, C? en partie de fa propre inventions lesa toûjours soutenues avec une extrême opiniâtreté comme il fait encore-.

La premiere efi, que le pain matériel demeure dans le Sacrement de la

5 te Cène après la consécration & la-prononciation des paroles. Ce queMlichel de Caufis prouvoit par le témoignage de plusieurs Ecclésiasti-ques de Prague entre lesquels étoit André-Broda Chanoine de Prague,

6 célèbre par ses disputes contre Jacobel. Jean Hus répondit à cet v. d. Hard.Article, en prenant Dieu à témoin qu’il n’avoit jamais avancé cette TUii.Part.uuproposition & que même il ne l’avoit jamais crue. II avoua seule-ment que l’Archevêque de Prague lui ayant défendu de se servir du

terme d e-pain y il n’avoit pû y consentir, parce que dans le ChapitreVI. de./’ 'Evangileselon St. Jean J. C. s’appelle plusieurs fors , le paindes Anges qui ejl descendu du Ciel (2), pour donner la vie au monde ;mais qu’il n’avoit jamais parlé de pain materiel.L.e Cardinal de Cambraitenant en fa main un papier, qu’il difoit avoir reçu la veille,lui de-manda s’il croyoit (3) VUnìversel à parte rei.Jean Hus ayant réponduqu’il le croyoit, parce que c’étoit la doctrine de St. Anselme ,■ & dequelques- autres' Docteurs, le Cardinal lui fit un dilemme pour luiprouver qu’il falloir, ou renoncer à VUnìversel à parte -r ei, ou croireque le pain matériel demeure après la consécration. Jean Hu-s se tirad’assaire, en disant (4) que la Transsubstantiation-étóit un miracle , quine devoir point être tiré à conséquence pour les choses naturelles, àpeu près comme ont fait quelques-uns des plus habiles Philosophesde nos jours quand on a voulu tirer de leurs principes, des conséquen-ces contre la présence réelle 6c la Transsubstantiation. Au fond l’ob-

jectìon

moquent aujourd'hui comme dhme-dispute de mots;

(4) Utsinit -quidem effe in hoc fingulari pane materiali, fiante tait Tratissubflantia-time, cutn ille tune mutatur, vel transie in Corpus Chrìstì, •vel transjubstanúat»r,std ■pibilominus in aliis fingularibus fubjsi'latur. Op. Hus. Fol. XIL i. ’

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