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Tome premier.
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z IL HISTOIRE DU CONCILE

í4ij* comme Chancelier de ['Université. „ Notre sentiment est que les„ Articles ci-dessus font notoirement hérétiques, ôc qu’une Hérésiej, ausiî scandaleuse doit être extirpée incessamment, de peur que le„ monde n’en soit infecté. Car quoiqu’il y paroisse du zèle contre„ les vices des Prélats, qui, à la vérité, ne font que trop grands ôc„ trop manifestes, c’est un zèle qui n’.çst pas éclairé. Un zèle dif-„ cret toléré ôc déplore les péchez qu’il voit dans la maison de Dieu,„ quand il ne peut pas les en ôter. On ne sauroit corriger le Vice„ par le Vice ni par l’Erreur, comme le Démon ne se chasse pas par„ Belzebut, mais par l’Esprit de Dieu, qui veut qu’on se prenne à„ corriger les abus avec beaucoup de prudence & d’égards aux cir-„ constances des tems ôc des lieux. Les Prélats font obligez d’em-,, ployer toute leur autorité Ôc toute leur vigilance, à étouffer de„ semblables erreurs ôc à punir sévèrement ceux qui les soutiennent,,, parce qu’en de pareils cas la connivence est suspecte d’hérésieII paroît par quelques Lettres de Jean Hus que cette sentence desDocteurs de Paris lui tenait fort au cœur. .Si je vis, dit-il dans íaLettre LI, je répondrai aux Articles du Chancelier de Paris . Si jemeurs Dieu y répondra pour moi au jour du jugement. Les Actes ne di-sent point ce qui fut arrêté fur T Article de l'Eucharistie, mais il y abeaucoup d’apparence que Jean Hus en fut déchargé, ôc que c’estun des deux qu’il dit que le Concile effaça (i).

On passa ensuite à un autre Chef d’accusation qui portoit que JeanHus avoit enseigné & foûtem opiniâtrement en Boheme les erreurs deWiclef. II répondit qu’il n’avoit enseigné ni les erreurs de Wiclef, nicelles d’aucun autre, ôc que si Wiclef avoit répandu des erreurs enAngleterre c’étoit l’affaire des Anglois. Pour prouver cette accusa-tion on lui reprochoit de s’être opposé à la condamnation qui fut fai-te des erreurs de Wiclef à Prague par l’Archcvêque Sbinko. II ré-pondit qu’il n’avoit trouvé à redire à cette condamnation, que parcequ’elle étoit générale, ôc qu’il ne pouvoit pas dire en bonne conscien-ce, comme on le vouloit exiger de lui, qu’aucun des Articles de ladoctrine de Wiclef n’étoit Catholique , * ou qu’ils étoient tous hé-rétiques ou scandaleux. Mais que surtout il n’avoit pû sc résoudre àVoiez ci-des- condamner celui qui porte, que le Pape Sylvestre (f VEmpereur Cons-sus. p. n8. tantin ont erré en dotant VEglise , ôc qu’à l’égard de celui qui .supposequ’un Pape ou un Prêtre en péché mortel ne baptise, ni ne consa-cre,

^ fi) Tleleti sunt jîriiculì duo,jam spero de gratte Dei quod plures delehuntur, Epiís

(z) Concedimus quoi malus Papa , Episcopus, vel Prdatus vel Sacerdes , est indlgmsy/iinìfler Sacramentorum per quem Deos baptizat et coksecrat. Ce sontles propres paroles de j han Hvi dans'son Traité contre Paletz,, p. i çó. Dans faConfession envoyée à Joen xxill. en 141 r. il nie tout de même d’avoir dit pu-rement & simplement çu’un Prêtre en péché mottesne consacre ni ne baptize.op. Hus. fol, 9, 2.