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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. III. 317

de son parti. Après que Nason eut parlé, Paîetz sc mit aussi fur les "r 5 -rangs, pour représenter que ce n’étoit pas. seulement les Etrangers queJean Hus 8c les siens avoient contraints de quitter la Boheme, maisencore ceux du pais,dont il y en avoit plusieurs de releguez en Mo-ravie. Jean Hus répondit que cela ne pouvoit être puisqu’il n’étoitpas même à Prague, lorsque ces gens-là s’en retirerent. Ici finit laSéance, 8c Jean Hus fut remis entre les mains de l’Archevêque deRiga qui tenoit aussi Jérôme de Prague prisonnier, en qualité de Gar-de des Sceaux de PEglise.

VI. Mais avant qu’on l’emmenât, le Cardinal de Cambrai lui ^'^-"^reurreprocha en présence de l'Empereur d’avoir dit, (2) que s'il n'eût pas devoulu venir au Concile , ni le Roi de Boheme , ni même PEmpereursau- chentderame-roient pu Py contraindre. II répondit. qu’il avoit dit simplement, qu'il ner J. Hus.y avoit en Boheme tant de Seigneurs , \ui Phonoroient de leur protection ,que s'il n'eât pas voulu venir au Concile de son bon gré , ils P auraient pumettre en lieu fi sûr , que jamais P Empereur ni le Roi de Boheme n'au-roìent eu le crédit de Py faire venir. Le Cardinal de Cambrai s’étantrecrié à l’impudence, il s’excita dans l’Aísemblée un grand murmu-re contre Jean Hus. Mais Jean de Chlum le soutint courageusementdans cette occasion, comme dans toutes les autres. Jean Hus ì àit-i] yn'a rien avancé que de vrai ; car quoique je fois un des moindres Sei-gneurs de Boheme , je me fais fort de pouvoir le défendre pendant un ancontre toutes les forces de P Empereur (fi du Roi , à plus forte raison lesautres Seigneurs qui font plus puissants , (f qui ont des Places plus for-tes que je n'en ai. Quoi qu’il en soit, dit là-dessus le Cardinal deCambrai à Jean Hus , je vous conseille pour votre salut (fi pour votrehonneur , de vous soumettre à la Sentence du Concile , comme vous Pavezpromis dans la prison. Ensuite l’Empereur, qui avoit été présent auDiscours du Cardinal de Cambrai , adressa lui-même la parole à JeanHus en ces termes : „ Quoiqu’il y ait des gens qui; disent que vous

„ n’avez reçu mon Saufconduit que quinze jours après votre empri-„ sonnement, par le moyen de vos amis 8c de vos patrons, nous„ pouvons néanmoins prouver par le témoignage de plusieurs Princes,, & autres personnes de distinction que vous avez reçu ce Saufcon-„ duit avant votre départ de Prague par Wencestas de Buba 8c Jean„ de Chlum , sous la protection desquels nous vous avions mis, afin„ qu’il ne vous fût fait aucun tort, 8c que vous pussiez parler libre-„ ment, 8c rendre raison de votre Foi en plein Concile. (3) En„ quoi vous voyez que les Cardinaux, les Evêques 8cc. ont si bien,, répondu à nos intentions, que nous ne saurions assez les remercier,

„ bien

cours de Jean Hus un air de mutinerie & de rébellion.

(3) Idque, ut vides , Btverendijsmi Domini Cardinales, F.fìfcepl, çfc. ita prdflilt-runt , ut magna eis a nobis gras,a habeatur, etiamfi nonnulh dicant, nos de me nmfoffe et patroemart , qui aut haretieus aut de bœrefi aliqua fuspefltts fit*

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