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Tome premier.
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344
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V. d. liard. T.

iv. f. 3 ìj .

op. ms. t. i.

fol.6\. 1. (ZÓ2. 2,

(aì Os.ms.II. fol. 364.

344 HISTOIRE DU CONCILE

6c d’un Evêque qui écrit à un Prêtre, ni celui d’un Prêtre qui écrità un Cardinal ou à un Evêque, Jean Hus n’appelie ce Pere que Ré-vérend j si c’eût été un Cardinal, & sur tout le Doyen des Cardi-naux, ÔC le Président du Concile, il n’auroit pas manqué de lui don-ner du Reverendiffime , comme il fait en parlant aux Cardinaux deCambrai & de Florence. D’ailleurs un Cardinal n’auroit pas non plusappellé un simple Prêtre son Frere,mais plutôt son Fils,d’autantplusque Jean Hus l’appelle son Pere. 3. Je ne trouve point dans cettegrande faveur pour Jean Hus le caractère du Cardinal de Viviers ,comme on le peut prouver par la quinzième Lettre de Jean Hus lui-même. Car ce dernier y faisant le récit de son premier examen pu-blic, n’y représente point du tout le Président du Concile comme unJuge qui lui fût plus favorable que les autres. Jean Hus s’étant plaintde la confusion qui regnoit dans cette Audience, le Président du Con-cile lui dit} Eft-ce ainsi que vous parlez ? vous étiez plus modeste à Got-leben. Jean Hus ayant répondu, que s’il avoit paru plus tranquilledans la prison, c’est que personne ne crioit alors contre lui, commeils faisoíent tous à la fois dans cette Séance. Le Président du Concilelui demanda s’il vouloit s’en tenir à Yinformation du Concile : Oui,répondit Jean Hus , fur le pied de mes protestations. Hé bien , répar-tit le Président, sachez donc que le Concile prétend que vous abjurieztous les Articles qu'on a tirez de vos Livres , parcs que les Docteurs lesont jugez erroneZ) & qu'ils ont été prouvez par des témoins. C’est làle meme langage qu’avoient tenu le Cardinal de Cambrais celui deFlorence, 8c tous les autres. Deux choses auront bien pu tromperl’Auteur du titre des Lettres de Jean Fias. L’une, que dans íà tren-te-sixiéme Lettre Jean Hus témoigne qu’il n’a eu pour amis dans toutle Clergé que le Pere^ & un Do'cleur Polonoìs (t) ; l'autre,que le mê-me Jean Hus parle dans fa Lettre cinquante-quatrième d’un certainJean Cardinal , comme d’un homme entierement dans ses intérêts. Eten effet on voit parmi les Oeuvres de Jean Hus (a) un Acte dressé en1417. par Maître Jean Cardinal , en faveur de la Communion fousles deux Espèces. Comme l’Evcque d'Oftie étoit Cardinal, 8c qu’ils’appelloit Jean , on l’a pris pour ce Pere favorable, dont parle JeanHus dans sa Lettre XXXVI. Mais il ne faut que lire les propres pa-roles dc Jean Hus pour reconnoître qu’il ne s’agit point ici, ni duCardinal de Viviers , ni d’aucun autre Cardinal, mais de quelqu’unqui s’appelloit Jean Cardinal , 6c qui étoit Huffitc : Je prie MaîtreJean Cardinal, dit Jean Hus, d’être fort circonspects parce que ceux qu'ilcroyait de ses amis étoient autant de tentateurs. J'ai entendu mes exami-nateurs qui difoient : Ce seul Jean Cardinal confond le Pape avec lesCardinaux^en disant qu'ils font tous Simoniaques. f)ue Maître Cardinal

s'atta-

(0 Non confideravi quìd haberem ir> tota multitudim Chri amicum, prater Patremcr mmn Doéìorim Polowan. Epìst. XXXVI.