Band 
Tome premier.
Seite
348
JPEG-Download
 

348 HISTOIRE DU CONCILE

>4tj. en effet Bertholcl de Wildungen^uàkeux de Rote, & l’un de ses Com-missaires, rapportant au Concile de quelle maniéré Jean Hus avoit ré-pondu u ses Examinateurs, dit, qu’il avoit promis par deux fois dese soumettre à la détermination du Concile. Mais il y a deux choies à.remarquer fur cette promesse. L’unc, que Jean Hus avoit toûjoursparlé ainsi dans tous les examens particuliers, parce que c’étoit de-vant le Concile même & dans une Audience publique, qu’il vouloitdonner fa derniere réponse, & non à des Commissaires, comme onvouloit l’y obliger. C’est ce qui paroît par fa Lettre cinquante-deuxiéme, où il dit que ses Commissures î’ont pressé pendant plu-sieurs jours, de remettre fa cause entre les mains de douze ou treizeDocteurs, mais qu’il n’y avoit jamais voulu consentir, 6c qu’il leuravoir déclaré qu’il vouloit paroître dans le Concile, & que c’étoit làqu’il prétendoit rendre raison de íà Foi (t). II dit encore 1 a même(&)F.p.:cxxvn. chose dans une autre occasion, (a) Venez, dit-il, au Concile , c'est-làque je dois -paroître , (fl rendre raison de ma doilrine. L’autre choieque j’ai à remarquer fur la promesse de Jean Hus alléguée par Bert-holcl de îVildungen , c’est qu’il ne promit jamais que conditionnelle-ment de sc soumettre à la décision du Concile, savoir entant qu’on. lui montrât qu’il avoit enseigné des erreurs, ce qui est bien diffèrentd’une rétractation. C’est ce que l’on peut prouver par plusieurs de(M op. Bus. ses Lettres, & fur tout par la quinzième où il s’exprime ainsi : (b) Dé-6 i. srant de ne point donner de scandale après ma mort , comme f favois étéun hérétique obfiiné , ]e déclare (f je prens J. C. à témoin , qu'en plu-seurs audiences particulières , (J depuis dans les audiences publiques , j'ai.protefté que j'étois prêt à me laisser inflruire & diriger , à me retraiter ,(fl même à subir la punition qu'il plairoit au Concile de m'infliger en casqu’on me montrât , que j'ai écrit , enseigné,(fl dit dans mes réponses quel-que chose qui sût contraire à la Vérité. II sc plaint dans cette mêmeLettre, qu’ayant reproché plusieurs fois en public & en particulieraux cinquante Docteurs, qui fe difoient Députez du Concile, qu’ilsavoient fait de faux extraits de ses Ouvrages, ils n’avoient jamais vou-lu lui donner aucun éclaircissement ni entrer en conférence avec lui.Vous devez , me difoient-ils, vous en tenir à la decifion du Concile. Ce-

• pendant ce Concile se mocquoit de moi publiquement , lorsque je lui allé-guois l'Ecrit ure & les St s. DoSleurs , prétendant que je les entendais mal ,(fl que je les alléguois hors cle propos. II déclare la même chose dans íà :Lettre vingtième, & c’est ainsi qu’il s’en expliqua fort clairement àî’Empereur & au Cardinal de Cambrai , comme on l’a vu. Au fond,il est juste de s’en rapporter à la déclaration que Jean Hus fait dans faLettre dix-huitième qu’il écrivit en prison, ia. veille de fa mort, à

l’Uni-

(i) Vohtcrunt tlìî Comruifjarii instantes fer pltires dies ; ut faélttm meum committetmur ii. vtl , z. Magifiris. Ego nolui me fubmitters, Jed postqaam manu mea Jcripfiftspwfipnes ad éArticules Wìclef 4;. c?, aà Mas qui. mihi objimmtur , statim mam No-

• ' ' ' " tams

4