DE CONSTANCE. Liv. III. 349
l’Université de Prague. „ Sachez, dit-il, que je n’ai révoqué ni abjuré„ aucun Article. Le Concile vouloir m’obliger à déclarer faux cha-„ cun des Articles tirez de mes Livres. Mais je l’ai refusé, à moins„ qu’on ne m’en montrât la fauíîeté par l’Lcrirure. Auffi déclare-je„ à présent que je déteste tout sens qui fe trouvera faux dans ces Ar-„ ticles, & je me soumets à cet égard à la correction de notre Sei-„ gneur J. C., qui connoît la sincérité de mon cœur, & qui ne don-„ nera pas- à mes paroles des interprétations sinistres, ou contraires à,, mon intention ". Je vous exhorte auffi à détester tout sens que vouspourrez, découvrir faux dans quelqu'un de mes Jlrticles. C’eíl noue unfait constant que Jean Hus ne fe rétracta point, 6c qu’il ne promitjamais de le faire que conditionnellement. En effet, s’il avoit don-né la moindre espérance là-destus, est-il croyable que le Concile nes’en fût pas prévalu, & qu’il ne í’eût point sommé de tenir íà paro-le, comme il sir à l’égard de Jean XXIII. qui avoit promis de cé-der, & à l’égard de Jérôme de Prague, lors qu’il fe repentit de s’êtrerétracté.
XVII. Pendant que les Commistàires de Jean Hus difpofoienttoutes choses pour fa condamnation, Lc qu’il fe pré paroi t lui même àla mort, on assembloit tous les jours diverses Congrégations fur d’au-tres affaires qui dévoient être proposées dans la Seslion prochaine. Ona déja vû comment l’Evêque de Lìtomifjel avoit porté au Conciledes plaintes contre Jacobes qui avoit renouvellé à Prague l’anciennepratique de la Communion fous les deux Espèces. Depuis ce temsles Théologiens s’étoient assemblez plusieurs fois pour délibérerensemble fur ce point de doctrine, qu’ils décidèrent enfin par lessix conclusions que voici avec leurs preuves , telles que les unes' 6c les autres ont été tirées d’un Manuscrit de la Bibliothèque d’Helm-stadt.
1. Jestus-Christ âpres le soupé institua & administra le Sacrement.deson très-sacré Corps , fous les deux Espèces du pain & du vin. La preu-ve est tirée des Evangélistes 6c de la prerniere Epître de St. Paul aineCorinthiens.
2. Nonobstant cette institution íst cette administration.}'Eglise a obser-vé & observe par une Coutume louable & approuvée , que ce Sacre-ment ne doit être fait (confici) ni reçu des Fidèles^après soupé (2), fi cen'est en cas de maladie , ou de quelque autre danger de mort. Cette con-clusion est appuyée 1. fur la pratique de l’Eglise universelle. 2. Surle respect dû au Sacrement de l’Eucharistie. 3. Sur Janvier touchant-les coutumes de l’Eglife, où ce Docteur remet à la diíposition de
' l’Egli-
tanis & Commlffarììs illis scritsi Protestation!m, quod volo stare cor:,m toto Concilie,ratìot.em cle fide o.uam tento reddere. t'.p. LU. roi. 74.
(A C’eft à-dire, apj aremmem, astres quelque repas que ce soit, August. ad Januar.Ep. 54.». 8.
I4X-J.'
Affaire con-''cernant ie re-tranchementde la Coupe.-
V.d.Har.T.IF,P- 331 -14. Juin.
V. d. Har.TMI.p. j86.